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Bientôt les frimas... que deviennent les insectes de nos Hortus ?

L'automne de cette année est particulièrement doux, et j'ai encore vu un paon du jour au Hortus Domaisèla hier midi, un 16 novembre ! De temps à autre, un bourdon, parfois une reine sortent butiner les derniers pissenlits ou fleurs de chalef au parfum envoûtant. Quand viennent l'automne et l'hiver, les insectes - et d'autres animaux aussi - ont le choix entre 3 stratégies, eh oui, ce n'est pas beaucoup... 1. Prendre le large 2. Serrer les dents

3. Éviter le froid le plus possible tout en restant sur place

La première solution n'est pas la plus facile, un hanneton n'étant pas une grue. Néanmoins, il y a des insectes d'Europe qui choisissent de partir plus au Sud, parmi eux des coccinelles et des papillons comme le moro-sphinx.


Tolérer le froid n'est pas à la portée de tous les insectes, n'empêche que quelques espèces se laissent littéralement congeler, surtout ceux qui passent l'hiver tout au Nord de l'Europe.


C'est la troisième tactique qui a été retenue par la plupart des animaux sous nos latitudes. Nos insectes passent le plus souvent l'hiver sous forme d'œuf, de nymphe ou de larve comme le hanneton qui s'enfonce profondément dans le sol. Saviez-vous que le fait de s'enterrer de plusieurs dizaines de centimètre de profondeur correspond (en terme de température, bien sûr) à une migration de centaines de km vers le Sud ? Mais chez quelques espèces, c'est l'adulte qui se cherche une place protégée, comme le paon du jour, le carabe ou la chrysope.

Certains vont entrer en diapause jusqu'au printemps, et on les croirait morts. Il semblerait bien qu'ils aient une sorte de "compteur de période de froid" qui leur évite de se réveiller si jamais les températures en plein hiver s'avèrent plus douces que d'habitude sur quelques jours. Se réveiller leur serait fatal. Si vous trouvez un insecte réveillé dans votre maison, mettez-le dans un endroit non chauffé et suffisamment humide. Un grenier, un garage. Et ne l'oubliez pas, il faudra qu'il puisse sortir le moment venu.

D'autres entrent en quiescence, ce qui signifient qu'ils ne dorment qu'à moitié, ce qui est le cas des bourdons que l'on voit parfois sortir par de douces journées de fin d'hiver pour aller butiner ce qui veut bien fleurir.

Pour tous ces insectes, les plantes fleuries de fin d'hiver sont essentielles, vitales.

Pensez à eux, même au plus fort de la tempête de neige, ils sont là, tout près, dans les feuilles, dans le bois mort, au cœur du tas de pierres. Et ils auront besoin de nourriture au printemps, de crocus, de saules, de noisetiers.

J'ai été inspirée par l'article sur le site de Christophe Gatineau, le Jardin Vivant.

Photos : Réseau Hortus : Toni Burger (Hanneton) Ursula Rahn (Paon du Jour) - Axel Klytta (Moro-Sphinx) - Petra Spitzer (Coccinnelle).