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  • Récolte tes graines de sauvages !

    Les mélanges du commerce proposent bien souvent des annuelles, des graminées et parfois des graines de plantes qui ne sont ni locales, ni vraiment utiles aux insectes. Je pense aux pavots de Californie ou aux calendulas, jolis pour nos yeux, mais que pour nos yeux ou presque. Il y en a d'autres... Si tu veux une prairie utile et belle dans la durée, il te faudra une bonne proportion de plantes vivaces, et faucher à certaines périodes. En attendant, voici quelques conseils pour récolter les graines de plantes sauvages. Tu as repéré un petit coin prometteur lors de tes balades, il y a plein de plantes sauvages et locales et tu voudrais les installer dans ton hortus, pour ta Zone Hotspot par exemple. Voici quelques conseils utiles. Il y a des espèces protégées dont la récolte de graines est interdite J'ai essayé de trouver une liste des espèces protégées sur mon département – le Gard – et j'ai abandonné après un quart d'heure de recherches infructueuses. Sans doute en creusant sur ce genre de site https://inpn.mnhn.fr/telechargement/referentielEspece/reglementation Météo Évite de récolter sous la pluie ou quand les conditions météo sont humides. Les petits matins d'automne sont charmants avec la rosée, mais ce n’est pas idéal pour la récolte. Attends que le soleil ait fait évaporer ces belles perles. A éviter comme la peste Il y a aussi des invasives, et celles-là, il ne vaut mieux pas les introduire dans nos Hortus... je pense par exemple au séneçon du Cap qui est sur la liste noire ou grise de nombreux pays. Elle est jolie, cette plante... mais il y a un hic. Si tu n'es pas sûr-e de la plante, attends une identification. Avant de récolter Observe bien La plante que tu convoites pousse-t-elle dans des conditions similaires à celles de ton hortus? Observe : le sol : caillouteux? sableux? argileux? humide? sec? L'exposition : soleil? mi-ombre? ombre? Les plantes autour : elles te donnent de nombreuses indications sur l'écologie de cet espace. Si un max de critères correspondent, tu peux y aller. Inutile de semer une Eupatoire à feuille de chanvre (une merveille pour les insectes) dans de la rocaille sèche type garrigue... La plante est-elle commune, est-ce que tu la connais? Il y a-t-il suffisamment d’individus de cette plante à l’endroit choisi? Les graines sont-elles mûres? Une Une graine cueillie verte ne germera pas. Comment le savoir? En général, quand les tiges sont sèches et brunissent, les fruits (et donc les graines) sont bons pour la récolte. Les graines sont visibles, en général de couleur foncée et les fleurs sont très sèches. Vas-y! Ne sois pas trop gourmand-e et ne fais pas ton Attila. Prends les graines sur plusieurs plantes. Attention quand tu manipules la plante, parfois les graines sont minuscules et se répandent au sol ou s’envolent quand tu coupes la tige. Conseil perso : il m'est souvent arrivé de faire trop confiance à ma mémoire. Noter le nom des graines? Prendre la plante en photo et numéroter le sachet? Pffff, la flemme. De retour à la maison... ben c'est déjà beaucoup moins clair. Certaines graines sont facilement reconnaissables, d'autres, franchement moins. Donc : je numérote, je prends la photo. Comme ça c'est fait. Différents types de fruits et de graines Certaines graines se détachent tôt ou sont expulsées comme chez la bourrache ou les becs de grue. Tu arrives pour la récolte et ... zut, y’a plus rien. Solution : tu récoltes juste AVANT que les fruits soient mûrs et tu laisses sécher la tige sur un tissu clair de préférence. Certains fruits tombent à terre avec les graines. Exemple : la Benoîte Certains fruits sont charnus comme la morelle douce-amère. Il faudra extraire les graines du fruit et les sécher D’autres planes ont leurs graines dans des capsules, des gousses, des akènes... comme le millepertuis ou la scabieuse. Là, il te faudra ruser. Je coupe les tiges bien mûres et les place précautionneusement la tête en bas dans un sac en papier. Je laisse sécher et secoue un peu. Les graines tombent au fond. nettoyer, stocker, semer Faut-il nettoyer les graines ? Oui, quand même un peu. Mais le résultat comme chez les grainetiers, je n'y arrive que rarement. J'enlève le plus gros. Pourquoi? Pour éviter des moisissures et aussi de garder des petites bêtes qui pourraient compromettre mes futurs semis. Puis-je les semer tout de suite? Oui, la nature a prévu cela. Certaines vont germer vite et former une rosette la première année, d'autres vont germer au printemps, et d'autres se feront désirer plus longtemps encore. Ce qu'il faut savoir, c'est que la nature a aussi prévu que ces graines servent de nourriture à de nombreux êtres vivants. Si tu sèmes à la volée directement, seul quelques-unes arriveront à pousser, c'est normal. Tu peux aussi les semer dans des godets et les repiquer. Certaines préfèreront le semis au printemps, l'autre en automne, cela dépend des espèces. Si tu sèmes directement, une règle importante: plus la graine est petite, plus elle doit être proche de la surface. Et donc, si tu suis bien, plus elle est grosse, plus tu pourras l'enfoncer dans la terre. Oh pas grand-chose, 2-3 cm. En général, ce ne sont pas des graines de fleurs, mais d'arbustes ou d'arbres. Combien de temps faut-il les faire sécher? Dans un endroit sec, bien étalé, au moins deux semaines. Comment les stocker? Le mieux est le papier, les boîtes hermétiques, ce n'est pas conseillé, il y a des risques de moisissures. Tuto et origami d’un sachet en papier http://www.sandrawillauer.com/portfolio-item/sachet-graines/

  • L'abeille qui avait un joli pantalon

    En septembre, j'observe de nombreuses abeilles qui volent au ras du sol et creusent des trous. Peut-être des halictidés, c'est la saison. Ce sont des abeilles terricoles, c'est-à dire qu'elles vont nicher dans une cavité qu'elles creusent elles-même dans la terre. Autant dire qu'il vaut mieux que ce soit un endroit sablonneux, le nec plus ultra c'est un monticule, une berge ensoleillée avec peu de végétation. Saviez-vous que 70% des abeilles sont terricoles? Leur existence est menacée car l'humain à tendance à détruire leur habitat naturel, que ce soit en bétonnant les berges, en passant le motoculteur ou en supprimant les talus sauvages. Dans un Hortus, nous pouvons les inviter à venir en installant des tas de sable un peu argileux et en ne les dérangeant pas. La bonne hauteur est d'un mètre minimum car leurs galeries font de 20 à 60 cm. La végétation doit rester courte. Ce sont d'infatigables creuseuses (oui, ce sont les femelles qui bossent) et même si elles vivent en bourgade d'une centaine de nids, chaque abeille fait sa vie, creuse la galerie, et récolte pollen et nectar pour sa descendance. Une de ces abeilles est assez facilement reconnaissable, c'est Dasypoda hirtipes, l'abeille à pantalon qui vole de juillet à septembre. Lorsqu'elle a fini de récolter le pollen et le nectar des astéracées jaunes (épervière, pricride, porcelle et pissenlit) avec ses grosses brosses de récolte - son joli pantalon - et de les mélanger, elle pousse le raffinement jusqu'à poser la boulette ainsi obtenue sur un petit trépied, sans doute afin qu'elle soit à l'abri de la moisissure. Puis elle ferme la cellule, recommence quelques fois pour ce nid... et ne verra jamais sa progéniture. Photo : Creative Commons

  • Fête de toutes les abeilles 7 octobre à Ledignan (Gard)

    L'association de Maurice Rouvière - Abeille et Sagesse - organise dimanche 7 octobre 2018 à Lédignan dans le Gard sa troisième fête de l'abeille et de la biodiversité. L'accent est mis sur l'abeille mellifera car Maurice est apiculteur engagé pour des ruches naturelles respectueuses des essaims. Il milite aussi pour un environnement sain, exempt de pesticides et est à l'origine de l'opération "je fleuris ma commune" en offrant aux villages du Gard intéressés des semences de fleurs mellifères pour ensemencer des friches. Les abeilles sauvages, papillons, bourdons et autres insectes seront également à l'honneur lors de cette fête de la biodiversité, voilà pourquoi Hortus Domaisèla participe avec un stand. Je viendrai avec des flyers et mini-astuces à emporter et plein d'infos à donner sur le réseau Hortus. pdf du programme

  • Astuce-Hortus : racines et troncs

    Une nouvelle petite Astuce-Hortus sur le bois mort que vous pourriez avoir dans vos jardins ou que vous pourriez récupérer chez des voisins qui élaguent ou dessouchent des arbres et ne savent que faire de tout ce bois. Déchetterie? Encombrants? Le brûler? (interdit, mais dans mon coin des Cévennes, on s'en contrefiche). Ce serait vraiment dommage de laisser partir ces trésors. Maintenant que l'on connait de plus en plus le BRF (Bois Raméal Fragmenté), de plus en plus de particuliers ou collectivités broient les branches et utilisent ce matériaux pour mulcher les surfaces et régénérer les sols. Déjà, à partir d'un certain âge, ce n'est plus du BRF mais de la sciure, mais ça c'est une autre histoire... Une autre solution très écologique est de les mettre en scène ou de les empiler dans la Zone Tampon ou la Zone Hotspot. Ils connaitront alors une nouvelle vie. Sur une idée de Daniel Jakumeit du Hortus Vivus en Allemagne

  • Un Hortus pour les êtres de la nuit

    A l'est de Francfort, Hortus Nocte (Hortus de la nuit) est tout jeune (2017), il fonctionne en jardin collectif ouvert sur la ville qui y participe. C'est sous l'impulsion de Christian Söder, passionné de chauves-souris que cet Hortus de 330m2 a vu le jour. Les chauves-souris chassent sur leur territoire et ne migrent que peu, il leur faut un maximum sur place ! Même sur une surface si petite, on peut faire énormément de choses si on les conçoit bien. Hortus Nocte a donc beaucoup de bois mort (des troncs impressionnants), des nichoirs pour chauve-souris, un coin fouillis sauvage, habitat idéal pour les papillons de nuit qui ont besoin de se cacher le jour. Les plantes sont aussi choisies pour nourrir ces papillons et leurs chenilles. Par exemple - pour les chenilles : l'oseille commune, la mauve des bois et la gesse des prés - pour les papillons adultes : la julienne des dames, le compagnon blanc et rouge et l'onagre La Zone Hotspot calcaire a été faite sur une pente, un gros travail pour un résultat formidable. 400 vivaces ont été plantées pour les papillons de nuit et les abeilles ainsi que des semis de plantes adaptées. Les volontaires ne se mettent pas la pression, ils viennent travailler le week-end pour l'amour des animaux de nuit. Site internet en allemand https://www.naturgeflatter.de/

  • Tout ce qui bouge sera croqué

    Symbole japonais pour la vigilance, la mante religieuse est la seule représentante en Europe de la famille des mantes et n'a pas fini de m'étonner. Il y en a des vert tendres, des jaunes, des brunes et ... même des noires qui vivent sur des surfaces dévastées par les incendies. A chaque mue – il y en a 6 en général – la couleur s'adapte d'avantage au milieu. Au Hortus Domaisèla, la couleur dominante est le vert pomme. Quand les petites mantes éclosent au printemps et sortent de la poche à œuf (appelée oothèque) elles commencent tout de suite à se manger les unes les autres, cette espèce ne faisant pas la différence entre un frère d'oothèque et ... un papillon par exemple. Pour se reposer, la mante aura la tête en bas, et quand l'appétit se réveille, tout ce qui bouge sera croqué ! Le bel animal s'approche très très lentement de sa proie et tangue de façon irrégulière. " Je suis une feuille dans le vent, je suis une feuille dans le.... " Et CRAC! La vitesse des bras antérieurs est de 50 millisecondes, donc 6 fois plus rapide qu'un clin d'œil. Les mandibules feront le reste pour broyer l'insecte, la petite grenouille, le souriceau ou le partenaire sexuel. En août, la femelle, plus grosse que le mâle, va bientôt pondre dans ces incroyables oothèques en mousse de nombreux œufs (200 à 300). L'emplacement? Elle s'en fiche un peu, sur une tige, sous un cageot, une planche, dans le trou d'une gouttière... Du moment qu'il y a des fleurs à proximité – et donc des insectes à croquer pour sa descendance, c'est bon pour elle. La mousse qui durcit à l'air colle au support et les œufs pourront survivre à des températures très basses. Quand je trouve une oothèque au Hortus, je ne la prends surtout pas à la maison, les oeufs pourraient éclore et ne trouveraient pas de quoi manger. Je la remets à sa place ou dans un coin tranquille, à l'abri de la pluie directe. En automne, les mantes que nous observons maintenant meurent toutes. Source : Engelbert Mayer et insectes-net.fr Photos : Mante tête en bas : Julie Hebert - Mante et criquet, la rencontre mortelle : Dani Rth Mante clin d'oeil : Hortus Domaisèla

  • Hortus Metropolis à Berlin

    C'est dans une "Kolonie" de jardins ouvriers berlinois que Antje m'a donné rendez-vous ce dimanche matin. Nous sommes au Sud-Est du centre-ville de la capitale, si toutefois la notion de centre ville a un sens pour Berlin qui est une ville incroyablement éclatée, des quartiers loin les uns des autres et qui sont autant de centres... il y a 67 000 jardins ouvriers à Berlin! - "Si je ne suis pas là tout de suite, entre dans la Kolonie, et tu verras, mon jardin est un Hortus, tu reconnaitras. La porte est ouverte! " En effet ! Je longe de grands immeubles gris, passe le long de jardins plus proprets les uns que les autres, des gazons impeccables, buissons au cordeau, fleurs éclatantes désherbées nickel chrome... et repère immédiatement le style Hortus : fleurs sauvages, récup, bourdonnements d'insectes au soleil... je suis là où il faut et Antje n'est pas encore arrivée. Alors je profite de son invitation et pousse le portail. Tout de suite, mes sens sont en éveil ! Une grande variété d'herbes, de fleurs, de légumes, un pommier ancien, des jouets éparpillés (Antje a trois enfants dont un petit garçon de 2 ans). Je m'assois un moment pour m'imprégner du lieu. Une grande bignone (elle date de l'ancien occupant) encadre le portail, il y a des bacs de culture avec des blettes, deux courges finissent de mûrir sur le muret, une haie de topinambours en fleurs cache le petit pavillon de jardin. Je repère le Hotspot tout récent avec les plantes typiques des sols maigres, le mur de pierres sèches, le bois mort empilé derrière la maison, dans un coin plus à l'ombre, les ipomées et mauves musquées se lancent à l'assaut de la pile de bûches. Antje me rejoint avec son petit garçon qui s'empresse d'aller jouer dans la maison. La pénurie de logements à Berlin est telle que le petit bâtiment est occupé pour l'été malgré les conditions plus que précaires. Antje me raconte alors que ce jardin de 200m2 est malheureusement contaminé depuis la fin de la guerre, car tout le terrain a servi de décharge et personne ne sait vraiment ce qui y a été jeté. Du coup, la culture de légumes est déconseillée, et les voisins les utilisent comme terrain de loisir, pour y faire pousser des fleurs et y passer le week-end au vert. C'est pour cette raison que les quelques légumes poussent dans des bacs, mais Antje y a aussi mis de la terre de jardin et elle est résignée... - "De toutes les façons, je consomme aussi les pommes, alors... ". Son autre projet est un Hortus deux fois plus grand plus au Nord, dans la région du Mecklembourg. Quand elle est tombée sur le livre de Markus Gastl (le jardin en trois zones, en allemand pour l'instant), elle a tout de suite compris le potentiel de ce terrain, aussi petit soit-il. Elle a commencé à récupérer des briques unes à unes dans les décharges pour monter un muret plein d'interstices et de cachettes, planté des joubarbes, laissé les orties et autres chardons fleurir, amaigri une petite partie et aporté du sable, récupéré des plantules dans des friches et semé des fleurs sauvages. Dans une petite annonce on proposait de prendre du vieux bois et elle a sauté sur l'occasion! Le jour où on lui a livré ce trésor, quelqu'un du voisinage lui a téléphoné, affolé : " Quelqu'un vide ses poubelles dans ton jardin!!". L'incompréhension est souvent grande entre les jardiniers du "propre et convenable à tout prix" et ceux qui jardinent avec et pour les animaux libres... - " Markus Gastl a raison, me dit Antje et ses yeux brillent de joie. Il a suffit d'amaigrir le sol trop fertile de ce terrain, d'attendre un peu, de voir ce qui pousse, de laisser les plantes sauvages, de leur fournir de quoi s'abriter... et les insectes sont au rendez-vous. C'est fascinant! " Après la tournée botanique des plantes spontanées et semées, elle se décide tout de même d'arracher un indésirable : le datura... la plante toxique était à portée de son enfant

  • Pourquoi je composte en surface

    Hortus Domaisèla a bientôt 10 ans. A ce moment-là , j'ai eu tout de suite beaucoup de joie en transformant les déchets de cuisine, de fauche, les crottes de poules... en compost. Je compostait en tas, car les bacs, très peu pour moi : plastique moche et polluant, un business de greenwashing absurde, et retour d'expérience de mes amis très négatifs, ça pourrit bien souvent, difficile à retourner, bref. De quoi vous décourager du compostage. Donc il y avait des rituels, fallait aller le voir, ce tas, le renifler, le retourner, vérifier la décomposition en profondeur, le trimballer en brouette et le répandre au pied des légumes gourmands. En même temps, quelle fierté, cette transformation, et prise de conscience de ce qui se passe en ville, toute cette matière organique massivement gâchée... comme nos cacas et pipis d'ailleurs, mais ça c'est un autre chapitre. Puis j'ai vu la vidéo d'une conférence de Konrad Schreiber en 2015, et ça a fait tilt. Ce compostage pollue. Les matières sont lessivées, des gaz sont produits lors du processus... La solution est claire et évidente, instinctive : on balance tout ça au potager directement au pied des légumes. Pas tout au même endroit. Dans la serre? Oui, dans la serre aussi! Mais les limaces, les mouches? Pas de souci, j'ai même constaté un recul de limaces, faut voir à plus long terme pour en être sûre. C'est moche? Et bien on recouvre de mulch. En un rien de temps, tout ceci est digéré, transformé, et la jardinière paresseuse que je suis est très contente. Quelques conseils supplémentaires pour le compostage de surface, qui n'est pas à proprement parler un compostage, c'est plus une digestion directe. - La couche ne doit pas empêcher le sol de respirer - Ne pas entourer l'ail et l'oignon de vos épluchures, ils préfèrent les sols pauvres en matière organique et plutôt secs - En hiver, si vous n'avez pas de cultures dans la zone de production, posez vos épluchures sur un petit lit de paille ou foin, pour mieux fixer l'azote et ne pas le lessiver.

  • L'argiope, prédateur redoutable

    Je les attends chaque été avec impatience, ces grosses araignées rayées jaune, blanc et noir. Ça y est, elles sont là, à peine planquées dans les lavandes ou autre lieu bien dégagé. Discrètes? non pas du tout. Leur camouflage façon frelon les protège visiblement de leurs ´ennemis, de plus, leur toile est carrément plus visible que d'autres, avec cette signature en zigzag à propos de laquelle les scientifiques ne sont pas d'accord. Les hypothèses les plus hardies sont émises. Cette zone plus dense capturerait certains UV et attirerait les proies, stabiliserait la toile, servirait à créer une illusion optique quand l'argiope stressée secoue sa toile... Ce matin, j'ai voulu faire le portrait de cette belle femelle - les mâles sont beaucoup plus petits et n'ont pas de belles rayures - quand un bourdon a touché la toile. Zap! Avec une incroyable célérité, l'argiope (Argiope bruennichi) a surgi et l'a enroulé fissa dans ses soies. Bientôt elle pondra, j'espère qu'elle restera dans ce coin, que je puisse assister aux naissances. Hortus Domaisèla, août 18

  • Hortus "Douar Lann" en Bretagne

    Hortus Douar Lann : En breton, ce nom signifie "Terre d'Ajonc". En bordure de la forêt de Brocéliande, en Bretagne, Douar Lann est un Hortus en construction à partir d'une prairie de 1,5 hectare, entouré en partie par des talus avec des grands arbres, chênes, charmes, châtaigniers et par une nouvelle bande boisée plantée en mars 2018. Il comprend actuellement un potager et prochainement, un verger, deux mares et plusieurs espaces de thématiques différentes reliés par des chemins agrémentés d'arbres, d'arbustes et de plantes fleuries.

  • Frelon? Pas sûr!

    Ce soir, au Hortus Domaisèla, attirée par les lumières de la maison, une grosse bête de plus de 2cm, rayée noir et jaune vient bourdonner et se cogne aux murs. Un frelon? Voyons voir... De gros yeux de mouche, un corps assez trapu, et quand elle veut bien se poser un peu, on voit bien les ailes arrondies, des antennes difficile à voir... c'est une volucelle zonée. En fait une mouche! Une mouche déguisée en frelon à vrai dire, et pas par hasard: Ce diptère (deux ailes, comme les mouches) réussit à tromper les frelons, et pas seulement par son apparence car il paraît qu'elle en imite l'odeur aussi. Pourquoi? Et bien, elle vient pondre sur leur nid sans qu'elles ne s'en inquiètent et les larves vont y pénétrer ni vu ni connu et parasiter les larves de frelons. Ensuite, ces larves pique-assiette font un peu le ménage dans le nid, se nourrissant de divers débris, de cadavres de frelons... et peut-être bien d'un couvain de temps en temps.... A gauche, frelon européen, photo gbohne A droite, volucelle zonée, photo orangeauroch

  • Les astuces Hortus

    Régulièrement, mon ami Daniel Jakumeit crée ces petits documents thématiques très bien résumés, dans l'esprit Hortus. Diversité - Beauté - Utilité ! La nouvelle astuce Hortus concerne les papillons, que tout le monde adore... et aussi les chenilles qui n'ont pas le même capital sympathie, c'est peu dire. Combattre ces derniers, même en bio (avec le bacille de Thuringe par exemple) c'est vouer les papillons à une mort certaine. Elles font partie du tableau magnifique des jardins-hortus. S'enivrer de parfums, de lumière et d'azur, Secouant, jeune encor, la poudre de ses ailes, S'envoler comme un souffle aux voûtes éternelles, Voilà du papillon le destin enchanté! Lamartine

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