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  • Hortus des sens partagées en Occitanie

    En ouvrant la fenêtre de la chambre, ce matin de printemps, Nadine est face à une symphonie vert tendre - vert gris - vert jaune. Hier, un geai s'était baigné dans une flaque, on pouvait entendre ses battements d'aile et des gloussements de plaisir. Plaisirs simples, plaisirs essentiels... partage des sens ... L'hortus des sens partagés est un oasis de verdure sur un plateau dominant la vallée de Barjac (Gard), avec une vue magnifique sur le début des Cévennes. Nadine, la propriétaire, est une amoureuse des plantes de toutes sortes et elle s'extasie sur ses belles hellébores, ses orchidées de plus en plus nombreuses, ses rosiers grimpants, ses clématites, glycines, cistes, etc.  Le jardin entoure la maison et est en pente douce vers le Sud-Est. Un beau mur en pierres sèches le longe sur un des côtés. Les arbres sont grands, des cyprès, oliviers, pruniers sauvages, lauriers nobles, cognassiers, arbousiers, figuiers... tous s'enchevêtrent avec bonheur et ombragent le lieu, ce qui est un bienfait en été et permet à de nombreuses plantes de pousser à mi-ombre. La haie de thuyas a été enlevé il y a quelques années, pour laisser la place à plus de variété.  Une belle zone tampon avec quand même quelques endroits dégagés pour profiter de la vue époustouflante, une petite zone de production concentrée sur les herbes aromatiques, médicinales et les fruits des arbres, et de nombreuses "Zones - Hotspot" sans engrais tantôt ombragées, tantôt ensoleillées. On y observe aujourd'hui beaucoup de papillons - dont un Aurore (Anthocharis cardamine) et un Machaon tout jeune entrain de se sécher dans un cognassier en fleurs. Les abeilles des ruches voisines viennent faire le plein de pollen et de nectar. En projet : d'avantage de tas de bois mort et de branchages disposés pour les insectes, très nombreux sur le jardin. Pour le moment, un jardinier vient aider et c'est lui qui emporte ces matériaux. Maintenant, un coin est prévu pour leur offrir plus de cachettes.

  • Bienvenue à Hortus Happy Oasis !

    ​Eline habite à Genève dans une zone de villas avec des jardins de gazon tondu de près où il y a plus ​de béton que d'arbres et où les piscines finissent par remplacer les fleur​s... ​Son Oasis est un terrain de 500m2 avec une petite maison ​M​inergie (écologique). Le terrain a été entièrement aménagé lors de la construction de la maison il y a 12 ans. ​La famille voulait un jardin naturel qui rappelle la Provence aimée. Sur le terrain, il y a un étang, un chêne vert et deux pins sylvestre. Une grande partie de l'hortus a été transformée en garrigue parsemée d'herbes aromatiques, thym, romarin, sarriette et de plantes méditerranéennes. Le thym et la sarriette ont colonisé l'espace au gré des saisons pour le plus grand plaisir des insectes et des lézards. Il y a aussi un grand et vieux chêne, un vieux figuier et un coin d'herbe. C'est dans cet espace qu'un coin potager selon les principes de la permaculture a été créé il y a un an.

  • Bourdon - Taxi

    Regardez bien cette reine bourdon (Bombus terrestris) en fin d'hiver. Enfin, en février normalement on est encore en hiver, mais les températures sont telles que les reines bourdons sortent de leur hibernation pour aller trouver un maximum de nectar. Au Hortus Domaisèla, quelques fleurs leur tendent les pétales : mahonias, violettes, les premiers lamiers pourpres et les crocus de printemps, les plus appréciés. Mais voyez-vous ces boulettes gris-brun proches de son cou ? Ce sont sans doute des Parasitus fucorum, des acariens spécialisés, l'équivalent des tiques pour nous et qui se servent de l'hyménoptère comme taxi pour se rendre dans le nouveau nid. Elles sont tantôt décrites comme des parasites qui peuvent vraiment affaiblir leur hôte ou alors rendre de fiers services à la colonie en tant qu'éboueurs. Comme bien souvent, il y a les deux côtés de la médaille. En tous les cas, les bourdons ne restent pas dans l'ancien nid au printemps, et ces acariens vont donc devoir grimper sur la reine. Une fois le nouveau nid commencé, ces petites bêtes finissent leur évolution et se nourriront des poubelles, garderont le nid propre... Ne pas essayer de les enlever...

  • Bienvenue, Hortus Deliciarum !

    Installé sur les flancs d'une colline dominant la plaine d'Alsace, proche de Haguenau, l'Hortus Deliciarium est une pelouse calcaire de 9 ares qui fait la part belle à plus d'une cinquantaine de plantes sauvages comestibles et médicinales. Celles-ci reprennent leurs droits aussi bien dans la zone maigre que dans la zone tampon et leur floraison attire une faune aussi variée que parfois inattendue avec ses mantes religieuses, ses orvets, ses machaons, ses flambés, ces petits mars changeants (papillons), ses isodontes mexicaines et bien d'autres. Pas de zone de production à proprement parler en raison de la présence de cultures intensives à proximité immédiate de l'Hortus. https://www.facebook.com/Hortusdeliciarum.fr/

  • Un festin de printemps

    Nous sommes le 13 février et l'hellébore fétide (Helleborus foetidus) est déjà en fleur dans le Sud de la France, bientôt pour les autres régions​... ​patience... ​ Est-ce qu'elle pue vraiment ? A vous de voir en froissant ses feuilles, moi j'aime ​assez, à petite dose​ il est vrai. Vous ne risquez rien en le faisant, les feuilles ne sont pas irritantes pour la peau​. Sa flora​ison d'un vert tendre est indispensable pour les premières abeilles sauvages telles que le bourdon ​ou les andrènes qui sortent de leur hibernation le ventre creux et les piles à plat. Trouver du nectar est pour eux une question de survie ! Quoi de plus chouette que de plonger la tête dans un nectar particulièrement riche - les glandes nectarifères de la fleur d'hellébore fétide en produisent EN CONTINU pendant 20 jours d'affilée, ce qui est une prouesse hors du commun. En cette saison, les fleurs (et donc les pollinisateurs, forcément) sont rares, c'est dire si cette rencontre est intense. Vous avez vu ? Les fleurs vertes sont orientées vers le bas, ce qui est pratique pour s'abriter en cas de petite averse, et par un processus de fermentation ​du nectar ​d​û​ à des levures, ​elles​ sont ​sensiblement ​plus chaudes ​(6°C !) que leur environnement, ​un petit plus que les insectes sauront apprécier à leur juste valeur. Abri, chauffage, nourriture, le 3 en 1 parfait. Les nouvelles colonies d'hellébore s'établiront sur les décharges des fourmilières, voici comment : les graines ont un petit supplément fort appétissant pour les fourmis. Cet appendice est bien collé à la graine, et les fourmis emportent le tout bien à l'abri, consomment ce qui les intéressent et finissent par sortir les poubelles. Voilà les nouvelles plantes prêtes à germer assez loin des parents, ce qui arrange tout le monde. Pas étonnant qu'elle ait été associée à la sorcellerie comme beaucoup de plantes abortives et purgatives. Elle aurait aussi la faculté de faire sortir le venin de vipère... Elle ​préfère les sols ​basiques et la mi-ombre​, on la trouve sur quasiment tout le territoire ​français ​(sauf Bretagne et Corse). Source https://www.nabu.de/tiere-und-pflanzen/pflanzen/pflanzenwissen/12005.html Photo Nini Maass, Gard-Cévennes

  • Petits prédateurs

    Il faut du temps Un système vivant a besoin de temps pour s'installer et en général, nos hortus ne couvrent que partiellement les territoires des animaux libres. Nos frontières ne sont pas les leurs, c'est le moins que l'on puisse dire... Au début de l'installation d'un jardin naturel, nous aurons besoin d'une bonne dose de patience et de retenue pour ne pas intervenir de façon corrective dans le système. Nous avons tellement été habitués au binôme : un problème ? Une solution ! Depuis petits, nous vivons dans un monde où tout symptôme est vu comme LE problème. Angine ? Hop un cachet. Fièvre ? Hop Paracetamol. Cul rouge du bébé ? Hop une crème. Ce type de réaction nous mène droit dans le mur. Regardez les produits en jardinerie, si vous y allez. Contre toutes sortes de "maladies" ou de "vermine", il y a la molécule adaptée, qu'elle soit d'origine naturelle ou synthétique d'ailleurs. Nos hortus sont évidemment reliés à l'environnement, et des animaux que nous n'avons pas invités vont y venir et y faire des dégâts sur "nos" cultures. Le problème, ce ne sont pas ces animaux, c'est que leurs prédateurs naturels ont été éradiqués ou sont sur le point de l'être. Il faut tout faire pour protéger et attirer ces prédateurs. Commençons petit Avec le jardin aux 3 Zones, nous sommes sur la bonne voie. Nous créons les espaces adaptés pour qu'ils viennent en visiteurs et, espérons-le, pour s'installer définitivement. Nous nous informons sur leurs modes de vie, sur leurs besoins fondamentaux, nourriture, espace, refuge, reproduction, sécurité... Pour commencer, jetons un œil neuf sur les petits prédateurs fascinants de nos hortus, tels que les araignées, acariens parasites, forficules, punaises prédatrices, chrysopes, carabes, coccinelles (pour elle, c'est gagné), cantharides, ichneumonidés (guêpes parasitoïdes), guêpes solitaires, frelons, syrphes, oiseaux, hérissons, musaraignes, orvets, couleuvres et chauve-souris... Pour tous ces animaux, des mesures simples comme les tas de bois mort, de branches, de feuilles, de pierres... sont extrêmement efficaces à court terme. Livre : le jardin aux 3 Zones de Markus Gastl. Je suis entrain de le traduire Photos Réseau Hortus - Uschi Hoell - E. Niederfriniger - Diane Schlupka - Nini Maass

  • Un BLOB, vraiment ?

    Depuis peu, je m'intéresse à des êtres vivants qui sont... comment dire ? L'adjectif "fascinant" est un peu galvaudé mais oui, ils sont fascinants, les MYXOMYCÈTES. Il y a une dizaine d'années, j'avais vaguement entendu parler d'expériences au Japon sur une sorte d'amibe ni animale, ni végétale, ni champignon et j'avais oublié. Ils l'avaient fait passer dans un labyrinthe et le bidule avait trouvé le plus court chemin... ce qui est un exploit en soi mais ne m'avait pas captivé plus que ça. Puis, ces organismes (UNE seule cellule et un nombre très élevé de noyaux, capable de doubler de surface en une journée, de se déplacer, de se fragmenter ou de fusionner) ont de nouveau croisé ma route lorsque j'ai voulu en savoir plus sur la décomposition du bois et des feuilles dans mon Hortus. Vous en avez sans doute vu si vous avez pour habitude d'observer les "moisissures baveuses" souvent jaunes qui ornent les troncs humides. Longtemps classé parmi les champignons (d'où son nom myxo = gélatineux et myc = champignon) ces blobs ont aujourd'hui une famille à part et on en recense plus de 1000 espèces. Des myxomycéto-logues du monde entier se retrouvent d'ailleurs chaque année, notamment dans les Alpes où l'on trouve une flore importante de myxomycètes nivicoles (sous la neige). - Un champignon baveux qui se déplace - Les myxomycètes connaissent deux stades dans leur vie : - Le stade "blob" qui se déplace, fuit les endroits trop secs et mange énormément sur son chemin. Bactéries, algues, partie aérienne des champignons, tout y passe. La masse gélatineuse peut avoir plusieurs couleurs et formes et si vous en récoltez une, fermez bien la boîte, car la belle risque bien de se faire la malle si vous la laisser 24h sans surveillance. Si le temps est trop sec, l'organisme se rétracte, durcit et attend des temps meilleurs. - Le stade de reproduction (sporocystes) quand le myxo a le ventre bien plein. Il ne bougera plus et c'est à ce moment-là que l'on peut vraiment l'identifier - les formes et couleurs sont incroyablement variées et belles. Ce que j'écris ici est vraiment très simplifié... En savoir plus tout en planant sur de la musique ambiant composée spécialement pour les myxomycètes ("Music for Myxomycètes" du groupe japonais Inoyama Land) Le photographe Steve Axford a fait de très belles photos de ces amibes sociales Photos Dani Rth. A voir aussi les photos de Dani sur Flickr

  • Indispensables collemboles

    Ces animaux riquiqui pourtant visibles à l'œil nu (la plupart font moins de 3mm) n'ont été vraiment identifiés qu'au 17è siècle et alors baptisés "poux qui courent avec 6 pieds". Avec ses 6 pattes, ce ne sont pourtant pas des insectes, la plus grosse différence étant qu'ils ont leurs pièces buccales à l'intérieur de la tête et non pas en avant comme la fourmi que nous voyons clairement agiter ses mandibules. Ces petits arthropodes dont l'origine date d'avant l'ère des dinosaures ont d'autres organes originaux comme une furca, sorte de fourche musclée sur l'arrière de leur corps qui leur permet de faire des bonds jusqu'à 100 fois leur hauteur. Pour moi, ce seraient 160 mètres, ce qui n'est pas rien. Par contre, autant leurs sauts sont puissants, autant ils ne sont pas efficaces pour se déplacer, l'animal pouvant bondir en arrière ou en avant (selon l'espèce) avec des culbutes incontrôlées qui les fait atterrir dans toutes sortes de positions. C'est à pied qu'il se déplace en général, le collembole, dans les premiers centimètres du sol. Si vous voulez en observer, il vous faudra choisir un coin humide, tapissé de feuilles en voie de décomposition. Mettez-vous à quatre pattes, penchez-vous et soulevez-en quelques-unes. Les animalcules vont sauter pour fuir, ce qui n'est pas très pratique pour les observer, mais leurs bonds vous signaleront que les petits jardiniers invisibles sont bien présents. Oui, jardiniers, car des études récentes ont montré que lorsque la quantité de collemboles dans le sol baisse, la biomasse végétale et racinaire baisse également. Mais que font-ils dans le sol ? Comme les vers de terre - qui sont des géants à leur échelle - ils creusent des galeries très étroites qui peuvent faire 1/10e de millimètre, augmentant par là la capillarité fine et l'infiltration de l'eau dans le sol. Ils sont les premiers à attaquer l'épiderme de feuilles mortes, laissant par la suite la place aux autres animaux et abandonnent des millions de crottes fertiles sur une surface d'1m2. Ils consomment également des spores de champignons, des bactéries et contribuent à la reproduction des mousses. Là où ils abondent, le sol est bien humide, la matière organique se décompose comme il faut. En situation sèche, ils s'enfoncent un peu plus dans la terre et fonctionnent au ralenti. Nous avons actuellement identifié 8000 espèces de collemboles mais il en reste à découvrir ! Photos : Dani RTH Sources : https://collemboles.fr/ https://www.salamandre.net/article/collemboles-lebeaux/ https://chezleperemagraine.com/blog/micro-macro-collemboles-du-sol/ http://circa13.free.fr/Z_Faune_du_Sol/pages/Role.html

  • Un nouvel Hortus dans la Somme !

    Hortus Villers Pascal est passionné de permaculture, et dans son Hortus Villers de 1000 m2 (pourquoi Hortus Villers ? C'est le nom de son petit village dans la Somme, non loin d'Amiens), il a déjà installé 4 bacs de culture potagère, une serre, un poulailler, un pigeonnier et un clapier pour les lapins. Ce jardin est également refuge LPO, et les animaux sauvages sont accueillis dans des nichoirs pour les oiseaux et chauves-souris. Dans son jardin, on y trouve des arbres fruitiers très divers, dont cerisiers, poiriers, pommiers, mirabelliers, sureaux et des petits fruits comme les framboisiers, cassissiers, fraisiers, muriers. Son Hortus est orienté sur la production et les trois zones sont en interconnexion plusieurs fois sur la surface. La Zone Tampon comporte des arbres fruitiers, les Zones Hotspot sont en cours d'installation avec pour projet une mare de 1m3, une ruche, et des plantations de vivaces mellifères.

  • Bientôt les frimas... que deviennent les insectes de nos Hortus ?

    L'automne de cette année est particulièrement doux, et j'ai encore vu un paon du jour au Hortus Domaisèla hier midi, un 16 novembre ! De temps à autre, un bourdon, parfois une reine sortent butiner les derniers pissenlits ou fleurs de chalef au parfum envoûtant. Quand viennent l'automne et l'hiver, les insectes - et d'autres animaux aussi - ont le choix entre 3 stratégies, eh oui, ce n'est pas beaucoup... 1. Prendre le large 2. Serrer les dents 3. Éviter le froid le plus possible tout en restant sur place La première solution n'est pas la plus facile, un hanneton n'étant pas une grue. Néanmoins, il y a des insectes d'Europe qui choisissent de partir plus au Sud, parmi eux des coccinelles et des papillons comme le moro-sphinx. Tolérer le froid n'est pas à la portée de tous les insectes, n'empêche que quelques espèces se laissent littéralement congeler, surtout ceux qui passent l'hiver tout au Nord de l'Europe. C'est la troisième tactique qui a été retenue par la plupart des animaux sous nos latitudes. Nos insectes passent le plus souvent l'hiver sous forme d'œuf, de nymphe ou de larve comme le hanneton qui s'enfonce profondément dans le sol. Saviez-vous que le fait de s'enterrer de plusieurs dizaines de centimètre de profondeur correspond (en terme de température, bien sûr) à une migration de centaines de km vers le Sud ? Mais chez quelques espèces, c'est l'adulte qui se cherche une place protégée, comme le paon du jour, le carabe ou la chrysope. Certains vont entrer en diapause jusqu'au printemps, et on les croirait morts. Il semblerait bien qu'ils aient une sorte de "compteur de période de froid" qui leur évite de se réveiller si jamais les températures en plein hiver s'avèrent plus douces que d'habitude sur quelques jours. Se réveiller leur serait fatal. Si vous trouvez un insecte réveillé dans votre maison, mettez-le dans un endroit non chauffé et suffisamment humide. Un grenier, un garage. Et ne l'oubliez pas, il faudra qu'il puisse sortir le moment venu. D'autres entrent en quiescence, ce qui signifient qu'ils ne dorment qu'à moitié, ce qui est le cas des bourdons que l'on voit parfois sortir par de douces journées de fin d'hiver pour aller butiner ce qui veut bien fleurir. Pour tous ces insectes, les plantes fleuries de fin d'hiver sont essentielles, vitales. Pensez à eux, même au plus fort de la tempête de neige, ils sont là, tout près, dans les feuilles, dans le bois mort, au cœur du tas de pierres. Et ils auront besoin de nourriture au printemps, de crocus, de saules, de noisetiers. J'ai été inspirée par l'article sur le site de Christophe Gatineau, le Jardin Vivant. Photos : Réseau Hortus : Toni Burger (Hanneton) Ursula Rahn (Paon du Jour) - Axel Klytta (Moro-Sphinx) - Petra Spitzer (Coccinnelle).

  • Hortus Ô à Montpellier

    Un nouvel Hortus dans le réseau européens des Hortus, les jardins avec et pour les animaux libres et les humains ! Rachel, maman d'une petite fille de 6 ans vit en colocation avec une autre maman et sa fille de 9 ans dans une résidence à Montpellier. Leur logement est en rez de chaussée avec un terrain de 200m2. Elle est ravie d'inscrire ce jardin dans le réseau. Pourquoi le nom de Ô? Non loin du jardin Hortus, il y a un grand parc de 23 hectares qui date du 18è siècle, espace semi-public, lieu de festivals avec un château classé, une belle oliveraie et des jardins, essentiellement à la française, c'est à dire très organisés et taillés. Il s'appelle le domaine d'Ô. Rachel avait envie de créer un jardin-hortus dans cet espace qui a quelques arbres - essentiel pour une situation très ensoleillée à Montpellier : un figuier et ses délicieux fruit qui ont régalé tout le monde cet été, un grand micocoulier, deux néfliers, deux mûriers-platanes et de nombreux buissons. La terre y est dure et argileuse. Au fond du jardin, il y a la place pour une petite zone de production, une butte est en préparation, et du compost HasinaPlus attend d'être répandu pour enrichir la terre. HasinaPlus ? C'est le nom donné à ce crottin d'âne composté, en direct de chez sa grand-mère où vit l'annesse Hasina. Hormis l'espace dédié aux enfants et aux mamans, le reste du jardin est laissé « tel quel » afin de laisser le plus de place possible aux plantes sauvages et aux insectes qui en raffolent. Sans surprise, ce jardin est déjà bien peuplé de cigales et de leurs innombrables mues que le petite fille de Rachel adore collectionner. CEt été, on on aurait pu penser qu’il y en avait une par brin d’herbe. Elles ont pu également y observer quelques abeilles sauvages, des moineaux et des pies, très nombreuses. Il y a quelques jours, elle a vu pour la première fois un sphinx du troène dans ses draps qui séchaient dehors et elle s'est émerveillée de ce papillon de nuit de grande taille et aux couleurs surprenantes. Un hérisson, que les habitantes ont baptisé Héris vient se désaltérer chaque soir, son territoire va bien au-delà du Hortus Ô. S'il pouvait venir y hiberner, elles seraient ravies.

  • Bienvenue à Hortus Ficus !

    Hortus Ficus, le jardin du Figuier Ludovic est fraîchement installé en Charentes-Maritimes (2018) et il s'occupe de deux parcelles, une "motte" de 200 m2 (en patois local, c'est un terrain potager bordé d'un cours d'eau, ici la Bénigousse) et d'une zone de production potagère de 140 m2. La zone de production est cultivée avec respect et amour de la terre en s'inspirant de divers courants, dont la permaculture et la phénoculture (culture sous couche de foin), ce que nous faisons également dans nos hortus en utilisant les boudins de mulch - voir mini-astuce ici. La proximité d'un point d'eau offre de nombreux avantages, la terre est presque idéale car composée d'argile et de limons et bien sûr, elle apporte de la fraîcheur lors des chaudes journées d'été. Lorsque Ludovic a récupéré cette motte, elle était presque à l'abandon et faisait le bonheur des graminées et hautes herbes en tout genre. Il a rapidement délimité 2 zones de cultures avec une allée centrale de sable, un carré vert sous le figuier abritant de nombreux pourpiers. C'est ce beau figuier qui a donné son nom à l'Hortus - le genre Ficus contient plus de 750 espèces, en général tropicales. Celui connu sous nos latitudes est le figuier et ses figues juteuses... Sous cet arbre, il manquait évidemment un accessoire indispensable pour un jardinier qui aime regarder tout ce petit monde s'épanouir et pousser : un banc en pierres sèches ! Ce qui fut fait sans attendre. D'autres aménagements naturels viendront d'ici la fin de l'année notamment un petit muret, toujours en pierre sèches – nombreuses dans ces terres à vignes - ainsi que l'ajout de quelques vieilles souches et de bois morts pour y créer des habitats. En 2018, Ludovic a consacré l'essentiel de son temps à s'occuper de la motte, à couvrir et nourrir le sol avec du foin, à semer et repiquer des plantes mellifères, médicinales et aromatiques. De quoi régaler les insectes butineurs pour l'année prochaine. C'est avec émotion qu'il se souvient : " Je me rappelle des trésors et des découvertes que je faisais dans la ferme de ma grand-mère, un fabuleux terrain de jeu pour le petit garçon que j'étais! Je donnais parfois la main à mon père lors des cueillettes au verger et des récoltes du potager, même si je passais le plus clair de mon temps à gambader, grimper aux arbres et surtout à observer et contempler la nature! Ces souvenirs me guident encore aujourd'hui".

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