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- Hortus Naturellement Harmonie en Normandie
L'Hortus Naturellement Harmonie se situe à Saint-Sylvain dans le Calvados. Il fait environ 2000m2. Nous sommes arrivés dans ce jardin en décembre 2016, il y avait alors énormément de cyprès, de thuyas, de pins noirs et d'épicéas. Toutes ces essences ont été coupées pour les remplacer avec près de 1000 nouvelles espèces dont un grand nombre d'indigènes. J'ai creusé 4 bassins dont le premier dès le début et délimité une zone de culture d'environ 120m2 auprès d'un sous bois recréé de toutes pièces sous les quelques arbres feuillus qu'il y avait (merisier, tilleuls des bois, bouleaux et érables). Des souches, du bois mort, des reliefs avec la terre des bassins et enfin des plantes de sous bois locales ont été apportées. J'ai délimité une zone poulailler avec des fruitiers (pommiers, prunier, cerisier, poirier....) et une haie bocagère avec 13 essences locales( aubépines, prunelliers, ormes, érable champêtre, cornouiller mâle....) en remplacement d'une haie de cyprès. Le reste étant des massifs d'arbustes et de vivaces dans lesquels s'incorporent murets de pierres sèches et tas de bois. Même si les plantes indigènes ont leur place et j'y tiens, les plantes ornementales étrangères ou les cultivars sont aussi représentés ici. Ma formation de paysagiste et mon amour du végétal me pousse à associer la palette végétale existante avec la biodiversité. Et ça marche ! Depuis mon arrivée ici et au fur et à mesure de l'avancée de mes aménagements, la biodiversité a littéralement explosé. Pourtant au milieu d'une zone très intensément cultivée et traitée (la plaine de Caen), je vois tous les jours de nouveaux insectes. Les oiseaux, batraciens et petits mammifères sont aussi très présents aujourd'hui et très peu représentés il y à 3 ans. Depuis peu, j'ai découvert Hortus et la semaine suivante une zone maigre à été installée. Je souhaite aller plus loin encore en améliorant toujours plus ce jardin. Naturellement Harmonie : c'est le nom que je lui ai donné car l'harmonie entre les espaces, entre les besoins, les envies, ne peut se faire qu'avec la nature. C'est le fil conducteur de mon jardin et je travaille à sensibiliser pour que cela se fasse aussi dans d'autres jardins grâce à une page Facebook créée pour montrer que la beauté d'un jardin ne veut pas dire lutte contre la nature et suppression de tout ce qui est sauvage bien au contraire. Martin Bellenger https://www.facebook.com/NaturellementHarmonie/
- Hortus d'Ulysse, un nouvel hortus dans le réseau !
L’hortus d’Ulysse se situe dans les Pyrénées-Orientales, entre les petits villages de Mosset et Campôme, à 600m d’altitude. Le terrain d’un hectare et demi est composé de différentes zones, avec la particularité qu’il comporte un grand gîte avec beaucoup d’espace dédié aux loisirs. Notre maison est séparée du gîte par des haies et clôtures. Les 3 zones Les zones hotspot avec principalement des plantes méditerranéennes (cystes, sauges, romarin…) mais également des stipas, des acanthes se trouvent éparpillés en différents endroits, ainsi que des tas de bois mort. Les zones tampons sont constitués de haies d’éléagnus, de haies mixtes, de bambous, de lierre dans les vieux cyprès, de peupliers, de ronciers et de haies de bois mort. Il y a principalement deux zones de production, une à coté de la maison avec un potager en permaculture, des petits fruits et des aromatiques et beaucoup plus loin de la maison un verger-potager en terrasses avec une trentaine de fruitiers (amandiers, cerisiers, plaqueminiers, figuiers, abricotiers, pommiers…) et des plantes sauvages qui font leur retour. Cette zone est encore très herbacée car broutée par des ânes pendant des années. Elle se situe à coté d’une zone boisée (principalement chênes) et un ruisseau qui dévale en cascades. Cette partie du terrain n’est pas clôturée. Un retour vers ce qui est précieux Le Hortus héberge plusieurs beaux murs en pierres sèches et depuis peu une pyramide nommée Ulysse. Tout comme dans l’odyssée, l’histoire de ce hortus est une quête de sens pour échapper à la résignation d’un monde qui se meurt, un retour vers ce qui est précieux, une tentative de restaurer la biodiversité… Le voyage est long mais tout autour du hortus cela « bouge » aussi, du maraîchage en bio et des prés ont remplacé des cultures de pêchers en agriculture « classique ». Tout un petit monde se plait au jardin, lézard, gecko, couleuvre de Montpellier, coronelle, chauve-souris, écureuil, blaireau ainsi que beaucoup d’oiseaux (mésanges, sittelles, merles, rouge-gorges, pic épeiche, rouge-queue noir, geai, buse variable…) et d’insectes (bourdons, xylocope, moro-sphinx, grande tortue, punaises, cétoines, grand capricorne, mante religieuse, criquets, sauterelles, grillons, libellules), araignées (épeire). Le hortus est devenu un refuge L.P.O. depuis peu. Parfois un sanglier, un chevreuil s’y hasarde en y laissant quelques traces, cela aussi fait partie de l’histoire d’Ulysse. Et pendant que le héros de l’Odyssée rêve de son retour à Ithaque nous imaginons une petite mare qui ferait la jonction entre les différentes zones et pourrait accueillir encore plus de petites bêtes! L’aventure continue ! Aurélie
- Bienvenue au Hortus Tè An Nou dans le Lubéron !
Le petit Hortus d'Alain Louveton est situé dans le Parc Naturel Regional du Lubéron, il fait 100m2 et c'est un jardin nourricier entouré d'une zone libre à végétation spontanée. Une haie est actuellement aménagée pour ce lieu de partage de vie. Tè An Nou ? La signification de ce nom renvoie à la rencontre avec une amie Antillaise et l'amour des sonorités des mots créoles. "Notre Terre", mais aussi "Terre en nous". C'est fabuleux ! Pour cet hortus, pas d'intrants sous forme de paille, mais à partir des zones libres pour une autonomie en paillage. Pas de pesticides, et pas d'engrais, bien sûr. Alain récolte le plus possible ses graines sur place. Il se réjouis de la présence d'au moins une couleuvre. L'environnement, la biodiversité animale se dégrade, et Alain en est effrayé. En concert avec le Parc Régional du Lubéron, il s'occupe de hérissons et en a relâché 3 cette année. Alain est intimement convaincu que l'endroit idéal sur cette Terre se situe en zone tropicale humide. Plus on s'en éloigne, plus on doit adapter - aussi il essaie avec ce petit jardin d'entretenir des liens certes virtuels mais pas seulement avec quelques pays Africains de zones tropicales. 6 mois par an, il est en Afrique de l'Ouest et jongle un peu pour être quand même présent pour prendre soin de son Hortus Tè An Nou.
- Hortus Fleur de Gaïa, bienvenue dans le réseau !
Région Occitanie Mélanie et Ivan sont arrivés dans ce jardin en aout 2015. C'était une véritable friche avec différents déchets des anciens locataires remontant à la surface. Pas d'arbres, pas d'ombre, une terre lourde, calcaire et pauvre en humus et autres vers de terre... Depuis, ils plantent peu à peu des arbres, arbustes, médicinales et un petit potager. Un Hortus en forme de fleur Le tout en un joyeux fouillis dans une fleur: les tiges/pédoncules sont les allées tondues plus rases et les les pétales ou bulles sont les lieux de plantations des arbustes/vivaces/annuelles. Le compost est préparé grâce aux légumes périmés que Mélanie ramène du magasin bio où elle travaille (qui se fait donc petit à petit, on essaie d'amener le moins d'intrants possible à part les plantes qui proviennent d'un pépiniériste local bio et de marchés aux plantes qui sont légions dans notre région au printemps). Les propres petits "déchets" de cuisine, on les met directement au pied des plantations, en compostage de surface. Sources d'inspiration : le Pebble Garden en Inde et en piochant des idées entre amis, sur les réseaux, dans des lectures, d'après les précédentes expériences... Plusieurs zones Admirateurs des travaux sur la permaculture et bien sûr de Fukuoka, Melanie et Ivan ont créé leur jardin en plusieurs zones: les zones tampons qui sont constituées de ronces, de bois entrelacé, les cairns dont ils sont fans jalonnent le jardin et leur rappellent de belles randonnées en montagne. Il y a beaucoup de zones hotspot puisque c'est comme ça que que le jardin était en arrivant, la zone plus riche se fait petit à petit en attendant que le sol s'enrichisse aux endroits "prévus" et que les arbres poussent. Ce qui manque aujourd'hui dans notre jardin est une zone d'eau. Pour le moment, Melanie et Ivan sont entrain de créer un mini-marécage comme sur la p'tite astuce hortus. La base est faite ainsi que la plantation de Reines-des-Prés. Le reste des plantations se fera en automne. Ce mini-marécage est alimenté par l'eau récupérée des lavabos et éviers de la maison. La mare viendra un jour s'ils rachètent leur maison et le terrain aux propriétaires! Du point de vue écologique, ils privilégient les plantes qui s'adaptent au jardin et à ses spécificités tout en étant utiles aux insectes et oiseaux. Il y a 2 ruches et l'eau de pluie est récoltée - mais aujourd'hui, les 2 bacs ne sont pas suffisants, notamment en cette année 2019 caniculaire, pour couvrir les besoins en eaux des jeunes plantations. Laissons le temps au temps... C'est ce que nous apprend aussi le jardin!
- Hortus Sauvage en Ile de France, welcome !
Sur la commune d'Orsay en Ile-de-France se trouve l'Hortus Sauvage de Stéphane Jonckheere, il a une surface de 500 m2. Le jardin a été beaucoup transformé, la sécheresse en 2008 ayant fissuré le bâtiment, et Stéphane a du faire table rase, à son grand désarroi. 70 m3 de pierres de meulières ont été trouvées sur place et ont servi à aux fondations et à terrasser le jardin en pente. Pour le végétaliser, recyclage de végétaux des clients ou en forêt, matériaux naturels... Aujourd'hui, le jardin sauvage est autonome, la faune a repris ses marques, et les plantes regorgent d'ingéniosité pour les séduire ! La zone Tampon Toutes les limites du jardin sont végétales et fermées physiquement par des ganivelles récupérées sur les champs derrière chez moi lors de l’implantation du projet Paris/Saclay. Les zones de production un peu partout Le jardin a été crée dans le but d'une certaine autonomie alimentaire, il y a quelques fruitiers (pommier, figuier, pécher, abricotier, arbousier..), un espace potager et des petits fruits rouges installé dans tout le jardin. Des engrais vert sont semés l’hiver, couchés au printemps pour interrompre la production de graines mais ils continuent à nourrir le sol en se décomposant. Zéro phyot, bien sûr. Toutes la biomasse est laisser sur place pour pailler et enrichir le sol. Il n’y a pas de compost, tous nos déchets sont déposés dans les zones de productions. La zone hotspot est actuellement en réflexion. Gestion de l'eau La gestion de l'eau est assurée par les noues paysagères alimentées par les gouttières qui sont décrochées du réseau pluvial. Habitats Installation de nichoirs, d’hôtels à insectes et une mare sauvage est en cours de réalisation. Alors vous avez certainement compris la signification du nom de cet hortus, car Stéphane aime dessiner les jardins, puis laisser la nature estomper la main de l'homme...
- Hortus Herbarius, la part belle aux plantes médicinales !
Mon petit jardin de 120m2 dans le prolongement d’une maison mitoyenne est un héritage familial. Situé en zone verte périurbaine à une dizaine de kilomètres du centre-ville de Liège, nous sommes aux portes de l’Ardenne liégeoise dans la vallée longeant la Vesdre, à Vaux-sous-Chèvremont sur la jolie entité de Chaudfontaine. Arrivée à Noël 2016, le terrain se résumait en grande partie à une pelouse avec un pommier, un saule crevette, un buddleia (vite éliminé) et un arbuste de la famille des fusains du Japon, bordé d’une haie de spirée à feuilles de saule d’un côté et d’une clôture grillagée longeant une allée de l’autre. J’ai commencé par y installer mes nombreuses plantes médicinales et aromatiques en pot, pour ensuite ajouter progressivement deux carrés potager, divers arbustes, d’autres plantes médicinales, deux poules (Thelma & Louise), nichoirs, hôtel à insectes, bois mort… 3 ans plus tard, on y retrouve pêle-mêle : achillée millefeuille, millepertuis officinal, camomille romaine et matricaire, thym, romarin, mélisse officinale, verveine, menthe, chélidoine, tanaisie, ortie, coquelicot, pimprenelle, alliaire, marguerite … mais aussi des fleurs comestibles : pensée, sauge ananas, capucine, pâquerette, lamier … des fruitiers : groseillier à maquereau, framboisier, cassis, fraisiers, le pommier, … et des arbustes : sureau, fusain d’Europe, cornouiller, viorne … Pour le plus grand bonheur des insectes, des oiseaux et de nous ! La priorité étant faite aux espèces indigènes. Pourquoi Hortus Herbarius ? Si mon jardin fait la part belle aux plantes médicinales c’est aussi un peu parce que je suis herboriste, diplômée depuis 2017. C’est une passion héritée de ma maman. Au moment de chercher un nom pour mon petit Hortus, Herbarius est apparu comme une évidence ! J’ai découvert le réseau Hortus il y a un peu plus d’un an et, profondément écologique dans l’âme (non pas au sens politique mais bien scientifique et philosophique), j’ai de suite adhéré à la philosophie et décidé d’adopter moi aussi le principe des trois zones. Il me reste encore du travail ! notamment la création d’une zone maigre est en cours, ainsi qu’une pyramide, un nouvel hôtel à insectes et en projet une petite mare. J’espère avoir terminé le tout en cette année 2020 ! Christine
- Semaine des abeilles sauvages sur le groupe facebook !
Un monde merveilleux, celui des abeilles sauvages. Dans le groupe facebook (https://www.facebook.com/groups/188955998580548/) on s'informe, on photographie, on essaye de déterminer les espèces - pas facile - et on échange autour de ces animaux fascinants
- La diversité, c'est quoi ?
Je vous propose d'écouter une discussion imaginaire par-dessus le portillon d'un jardin Lambda. Il y a du gazon bien tondu, des plates-bandes fleuries régulièrement renouvelées, quelques buissons, une haie de laurier-cerise. Il y a le Propriétaire du Jardin, qui se dit sensible à la nature. On va l'appeler P. Il y a le Naturaliste en Herbe, et ça fait un an ou deux qu'il s'intéresse plus précisément à la biodiversité et s'informe sur les petites bêtes et les plantes. On va l'appeler N. Ecoutons-les... P : Alors, dans mon jardin, il y a plein d'animaux et plein de plantes et dans mes fleurs, il y a plein d'abeilles !!! N : Super ! Et qu'est-ce que tu as comme animaux et fleurs dans ton jardin? P (un peu stressé) : Ben... des oiseaux, merles, moineaux, rouge-gorges. Des fleurs jaunes, y'en a partout, je crois que ce sont des soucis. Quand le buddleia est en fleurs, c'est très beau, ya plein d'abeilles et de papillons. N (insiste un peu) : Ah oui ? Quelles abeilles et quels papillons as-tu vu ? P (évasif) : Ben des abeilles quoi, et des papillons blancs, d'autres plus oranges et un qui ressemble à un colibri, il est là chaque année, il revient, c'est très joli. Petite parenthèse Malheureusement, ce jardinier n'a aucune idée de ce qu'est la biodiversité. Il ne sait sans doute pas qu'en France, il y a un nombre énorme d'espèces de plantes et d'animaux.. Ne serait-ce que pour les papillons, on a dans les 175 espèces de papillons de jour, et plus ou moins 3000 différents papillons de nuit. Environ 6500 coléoptères, 80 espèces de libellules et autant pour les sauterelles et les criquets. Plus de 1000 espèces de punaises et pucerons, 10 000 hyménoptères ... et 4500 espèces de plantes. Ce qu'il dit est extrêmement imprécis, sauf pour le buddleia. Un buisson qui nous vient de Chine, que tout le monde ou presque connaît ou a dans son jardin et qui n'est pas recommandé pour tout un tas de raisons. Ce qu'il prend pour un colibri est en fait un lépidoptère de la famille des Sphinx (Macroglossum stellatarum), un papillon de nuit qui vole aussi la journée. C'est un insecte migrateur qui parcourt de grandes distances... et ce n'est pas le même individu que le jardinier voit chaque année, car tous les papillons ont un développement annuel et passent par les stades d'œuf, de chenille, de cocon. Les papillons blancs sont sans doute les piérides du chou, nos papillons de jour les plus communs. Leur plante hôte est de la famille des crucifères comme le colza qui est cultivé sur de grandes surfaces. N (insiste encore un peu plus) : Est-ce que tu connais le nom français de 5% de nos espèces de papillons de jour? Ça fait 9 papillons... (il a été sympa et n'a pas demandé ce serait-ce que 1% de noms de papillons de nuit, cela aurait fait 30 papillons !!! ). P (embêté et poussé dans ses retranchements) : Heu... le paon du jour... euh, le citron... euh.. En fait, c'est pas important de savoir comment ils s'appellent. Pas besoin de le savoir pour les trouver jolis ! Le propriétaire de ce jardin a raison. Il n'a pas besoin de le savoir. Mais... c'est quand même dommage de ne pas le savoir - surtout pour quelqu'un de sensibilisé à l'écologie - car visiblement le "tissu" écologique de son jardin est très lache et comporte même des trous. On dirait bien que l'on n'a ici que les espèces les plus communes. Evidemment, on ne va pas exiger de quelqu'un qu'il passe son précieux temps libre à étudier les quelques 9000 espèces de moustiques et de mouches de France, les spécialistes s'en occupent. Il serait tout de même souhaitable et même primordial que les humains perçoivent plus consciemment la diversité qui les entoure. Œuvrer en faveur de la diversité, la protéger, c'est primordial pour des systèmes fonctionnels. La diversité, ce sont les interactions nombreuses, un peu comme la densité des noeuds dans un filet de pêche. Percevoir consciemment Avant de promouvoir et de protéger la diversité, je dois percevoir consciemment les plantes et les animaux, et aussi pouvoir les nommer. La plupart des jardiniers sont ignorants, on peut le dire. Et ce n'est pas grave du tout, ce sont juste des lacunes que l'on peut combler. Mieux connaître la vie qui nous entoure est une condition essentielle pour comprendre la diversité avec tous ses besoins, ses exigences. S'émerveiller La diversité est l'occasion pour moi d'apprendre, de m'émerveiller et de faire des recherches. Je fais des découvertes étonnantes et ai des réponses surprenantes quand je me donne la peine de demander. J'ai été immédiatement surprise en me penchant sur les quelques 550 espèces d'abeilles sauvages du pays. Il y a des abeilles qui - vont nicher dans des coquilles d'escargot vides - sont tigrées comme des guêpes - dorment en haut des brins d'herbe, solidement arrimées avec leurs mâchoires - qui coupent des morceaux parfaitement circulaires et réussissent à voler avec, etc. En regardant plus attentivement autour de moi, je suis de plus en plus curieuse et ai changé d'opinion sur les petites bêtes. Je suis plus attentive aux tout-petits, aux moins-que-rien, à la "vermine". Jetez un coup d'œil humble avec une loupe à toute cette vie juste là, devant votre porte. C'est le début. Un univers de couleurs, de formes et de comportements vous attend. Il n'y a qu'à ouvrir les yeux. Markus Gastl et Nini Maass Librement traduit du livre de Markus Gastl - le Jardin aux trois Zones. Photos de : Marie Luise Reubelt - Melissa Koriander - Rosmarie Suppan - Alex Klytta - Emmanuel Delahauteroche - Maryvonne Marguerin - Martin Herbst - Benoit Huc - Martin Bellenger - Sebastien Heurdier.
- Hortus Résilience en Charente-Maritime, bienvenue dans le Réseau Hortus !
Cet Hortus se situe en Charente-Maritime, à 15 km de Saintes et 30 km de la côte Atlantique, dans un village appelé Saint-Simon-de-Pellouaille. C’est un terrain de 2100m² qui a été acquis en 2010, et qui comprend un bâtiment agricole vétuste de 200m² et sur lequel la maison a été construite. Le hameau comprend maintenant 5 maisons, entourés principalement de champs cultivés de manière intensive conventionnelle. Travaillant auprès des professionnels sur le thème de la réduction des pesticides, Marilyn Bertrand voulait à tous prix éviter la proximité de vignes et de vergers conventionnels et recherchait le calme de la campagne. Quelle chance de trouver une parcelle bordée en partie par une truffière ! Cette présence forestière protège des vents du nord et amène une belle diversité en oiseaux. Sur les photos suivantes, le verger en « gestion différenciée » en 2019 et prêt pour une mise en culture en 2020. La truffière en arrière plan. Entre les 2, une zone tampon : une haie champêtre constituée de différentes essences caduques et persistantes, à floraisons différées. Les zones de pelouse disparaissent au fur et à mesure du temps, laissant la place à des zones de production ainsi que des haies et massifs qui sont installées ça et là au gré des inspirations. Certaines de ces zones constituent-elles des zones hotspot ? C’est une question à étudier prochainement. Sur les photos suivantes : une haie plantée très récemment de boutures de saule osier pour ses multiples usages (brise vue et brise vent, ombrages sur certaines zones de production, matière organique pour paillage, matériaux de constructions, …) ; un massif qui sépare le parking gravillonné constitué de cistes ladanifère, de millepertuis et d’heliotropes ; une vieille barrique trouvée dans le bâtiment agricole, qui a servi dans un premier temps de récupérateur d’eau mais quand le fils a eu l’age de grimper dessus, elle s’est transformée en rocaille accueillant des plantes grasses, choux d’ornement, ainsi que toutes les graines que le vent a décider d’y semer.Les pierres du bâtiment abritent pas mal de biodiversité : chélidoines et autres plantes « rupestres », lézards, mais aussi des hyménoptères y faisant leurs nids. Le tunnel sert pour y faire les semis, quelques cultures précoces / tardives et garder toute l’année les précieux piments ! La zone du production initiale, au fond du jardin, fait désormais pas loin de 150m², constituée principalement de 4 grands carrés sur lesquels sont faites des rotations annuelles. Ici, on applique les principes du jardinage en Permaculture (Marilyn étant formatrice dans ce domaine) : un sol jamais à nu et travaillé au minimum. Le plus grand problème est de trouver suffisamment de matières organiques pour nourrir la biodiversité du sol. Et puis il y a de plus en plus de zones inspirées de la Permaculture, moins « carrées » et plus « sauvages », où les cultures se mêlent à la biodiversité : des guildes autour des arbres fruitiers, une spirale bientôt dédiée aux plantes médicinales, des champignonnières sur bûches, des recoins utilisés pour tester des associations. Ces différentes zones sont des oasis de biodiversité. Une pyramide Hortus est prévue dans la zone de production sous les arbres fruitiers. Et pour terminer, pour le plus grand plaisir de la famille et celui des enfants, l'Hortus abrite pas mal d’habitants. La basse-cour se compose d’un coq, 7 poules, et un lapin (qui vit en liberté dans le jardin). On y croise des rouges-gorges, rouge-queues, mésanges bleues et charbonnières, hirondelles, un couple de tourterelles et quelques pigeons, une huppe fasciée et autres moineaux. Une famille de hérissons a été aperçue l’an dernier et c’est un royaume pour les coccinelles, syrphes, chrysopes et autres insectes en tous genre. Parmi les projets futurs, il y a la création d'une mare et l'agrandissement du terrain pour y planter des arbres... et accueillir ainsi d'avantage d'animaux. "Nous sommes conscients que le monde dans lequel nous vivons est comme un château de carte qui risque de s’effondrer à la chute de l’un de ses piliers (aujourd’hui plus qu’avant puisque je rédige ce texte en période de confinement pour lutter contre l’épidémie de Coronavirus). Dans ce monde de fou, où nous avons du mal à freiner et profiter des choses simples de la vie, mon mantra est « bienveillance et résilience ». Cette résilience sera nécessaire à l’avenir et c’est dans ce sens que nous développons notre espace de vie, dans l’espoir d’y trouver (au moins un peu) de résilience. C’est pour cela que j’ai choisi ce nom pour mon « Hortus Résilience ». " Marilyn Bertrand Dans cette vidéo, Marilyn explique quelques principes dans le cadre des ateliers de potager en permaculture
- Merci à celles et ceux en première ligne !
Dans le groupe facebook, les hortusiens disent merci en Land'art à toutes les personnes qui s'occupent actuellement de nous, que ce soit le personnel hospitalier ou le livreur, l'éboueur ou le caissier. Gratitude
- Bienvenue au Hortus Satis Collis en Corrèze !
Le jardin des belles collines Guillaume Desfaucheux a choisi ce nom car il est entouré de belles collines. Satis Collis = jolie colline en latin. Un coin magnifique où il a grandi, c'est le terrain familial et il y est très attaché. On peut y apercevoir les monts d'Auvergne ainsi que le Lot. Un jardin de 2 ha, constitué de haies, de sous bois, de prairies, d'un verger, d'un potager, d'un jardin de simple et d'un jardin ornemental. Le tout sur un sol sableux très peu profond (15 cm par endroit, puis du schiste). Les zones maigres abondent et offrent de jolies floraisons étalées sur les saisons. Le verger et le potager sont envisagés sous le prisme de la permaculture et de l'agro-écologie. Les seuls intrants ont été un camion de 25 T de refus de criblage issus d'une station de compostage à 10 km du jardin. Canopée, Zone de Production et Hotspot (prairie) Compte tenu de la surface et de la gestion des prairies (gestion différenciée, exportation des fauches pour la zone de production), les insectes sont très nombreux. Tout comme les arbres, omniprésents mais pas encore assez à mon goût : nous aimerions créer une canopée sur la quasi totalité du terrain, et conserver 5000 m² de prairie maximum. Nous concentrons surtout notre énergie sur la zone de production, notamment le verger : nous collectionnons les espèces, dans le but de créer une pépinière de plantes fruitières et médicinales sur un autre terrain récemment acquis par Guillaume et sa compagne. Projets récents ou réalisés récemment : 2017 Création de haies fruitières très diversifiées (200 m) 2019 Plantation d'une centaine d'arbres et arbustes fruitiers. Agrandissement de la serre à 45 m². Destruction de la quasi totalité des bambous présents sur le terrain, environ 300m². Ces variétés traçantes devenaient trop envahissantes et inutiles. Nous avons conservé une haie de bambou et un patch de bambous japonais, très utiles pour la zone de production. Création de pyramides dans la serre et dans le potager. Depuis, un crapaud chanteur s'est installé dans la serre, près de la pyramide et d'un point d'eau rajouté pour l'occasion. Le but est de créer un continuum entre le jardin et la serre, pour inclure davantage cette dernière dans l'écosystème. 2020 : création de petites mares, multiplication des arbustes mellifères pour recréer des haies l'an prochain. Création d'une haie sèche de 15 m à la lisière entre la forêt et le potager, le but étant de renforcer et d'enrichir l'écotone. La page de Guillaume : le potager permacole sur facebook Le site du potager permacole
- Hortus Liorzh an Bleiz, bienvenue dans le réseau Hortus !
Cet Hortus - "Jardin du Loup" en breton - est une ancienne prairie à vaches de 2300 m2 pour construire un refuge de biodiversité, un jardin-forêt. Il est situé dans le Morbihan, en Bretagne. Laurent, propriétaire depuis 2017, y a tout à faire, ce qui est en même temps un avantage et un inconvénient ! Il a installé de nombreux arbustes (variétés locales de préférence) tant pour les fruits que pour les fleurs. En hiver 2019/20, mise en place d'une haie fleurie, dans le but d'avoir la plus longue période possible de floraison pour les animaux, ainsi que des fruits. Un lieu ouvert à la biodiversité dans un monde où elle est tant menacée En ce qui concerne les habitats, quelques aménagements ont été faits pour la faune locale : tas de pierres, bois en décomposition, abri à batraciens, mangeoires... Les trois zones sont bien présentes, haies fleuries, permaculture pour la production de nourriture, phytosociologie, habitats naturels... Parmi les observations, Laurent a pu y voir : mésange bleue et charbonnière, pinson des arbres, moineau domestique, chardonneret élégant, grive musicienne, pie bavarde, étourneau sansonnet, ... mante religieuse, lézard des murailles, punaises, grenouille verte et rousse ...











