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- Création d'une haie sèche - parfois appelée "Haie de Benjes*"
La haie de bois mort (aussi appelée Haie de Benjes*) est un des habitats importants dans un Hortus. C’est un formidable biotope pour de nombreux animaux sauvages. Elle sert aussi de clôture, de séparation, de brise vent et c’est un stockage pratique pour les branches issues de l’élagage. Avec cette haie, fini les allers et retours à la décharge. Nous détaillons ici la construction en images d’une Haie avec celle que Myriam a créée chez elle en Bretagne. On commence par installer des poteaux tous les 80 cm à 1 m de part et d’autre de l’endroit choisi. Une haie de Benjes se remplit doucement, il faut de nombreuses branches et branchages pour la remplir. On adaptera donc sa longueur au volume des matières disponibles dans son jardin. Des gobelets ont été ajoutés sur les poteaux pour les protéger de la pluie. C'est une idée ! Myriam a ajouté des abris à hérissons. Ils sont constitués d’agglos de récupération et le toit est fait d’anciennes plaques de clapiers. Un « chemin » a été réalisé pour mettre le hérisson à l’abri des vents d’hiver et des prédateurs. Ce petit refuge pourra bien sûr offrir un bel abri à d'autres animaux, le premier arrivé occupera l'espace ! Reptiles et anoures sont les bienvenus. D’année en année, la haie va se tasser toute seule voire même avec votre aide, on pourra alors continuer à la remplir. L'entrée de l'abri est très discrète, camouflée dans les herbes. *Haie de Benjes - C'est le paysagiste Allemand Hermann Benjes qui a popularisé ces haies de bois mort dans les années 80. Ces longues structures de 3-4 m de large sont établies en plein champ et visent à moyen terme de créer des haies vivantes dans le paysage agricole, sans passer par la case plantation et en utilisant les bois et branches d'élagage, disposées assez lâchement. Les graines contenues dans les déjections des animaux de passage peuvent germer à l'abri des prédateurs.
- Comprendre la Zone Hotspot maigre
Les prairies maigres de fauche et les planches Hotspot maigres sont des espaces où la biodiversité explose. Cette biodiversité dans la composition floristique entraîne tout naturellement une augmentation du nombre et des d'espèces d'insectes. BZZZZzzzzzz. Ce type de "prairie" devient de plus en plus rare, et en Allemagne, près de 95% des Zones Hotpsot maigres ont disparu - je ne connais pas de chiffres pour la France - .... qui sont les coupables ? On invoque la fertilisation intensive, le reboisement, l'urbanisation, l'abandon des parcelles et l'arrivée des friches (ronces, plantes pionnières.... ). Avec nos surfaces hortusiennes, nous pouvons faire notre part et recréer tant bien que mal ce type d'écosystème dans la plupart des cas *. Un sol maigre ! Mais rien n'y poussera ! "Tous les jardins ont besoin de sols riches et fertiles." On entend bien souvent ce genre de réaction. Certains Hortusiens qui ont amaigri radicalement une partie de leur jardin peuvent en dire quelque chose.... Je vous recommande à ce propos la lecture du livre de Sebastien Heim, du Hortus Hymenoptera, "Biodiversité augmentée". En réalité, plus de 1500 espèces de plantes en France poussent très bien sur ce type de sol. Non pas parce qu'elles "aiment" les sols pauvres, mais tout simplement parce que les plantes gourmandes en azote ne peuvent pas y croître comme il faut et ne font pas concurrence. L'espace ainsi dégagé va profiter aux belles frugales, et elles sont légion ! Un sol maigre, de quoi parle-t-on ? Un sol maigre - ou pauvre - est un sol non fertilisé et présentant une faible voir très faible proportion de matière organique - ce sont organismes vivants, des résidus de végétaux et d'animaux, de la biomasse en décomposition - bref : ayant peu ou pas d'humus. Si l'on veut garder le plus possible ce milieu, il faut veiller à ce que le moins possible de matière ne vienne se décomposer sur place, et cela signifie qu'il faut ôter les feuilles mortes, les fruits tombés au sol, les tiges coupées... au plus tard au printemps. La concentration en nutriments doit rester au plus bas. Cette biomasse viendra trouver sa place en Zone de Production, là où la présence d'humus est primordiale car on y fait pousser des légumes et des petits fruits. Entre un sol totalement dépourvu d'humus et un autre qui en aurait plus, il y a une quantité de possibilité et les transitions sont progressives. A vous de voir comment vous allez exprimer votre créativité ! Les étapes Tout d'abord, on enlève la couche herbeuse et les racines présentes ainsi que la couche sombre du sol. Plus on retire d'épaisser, plus la surface ainsi dégagée sera pauvre en humus. La grelinette est un bon outil pour cela. Cette terre ne sera bien sûr pas jetée, mais viendra augmenter la profondeur de sol fertile au potager. Dans un deuxième temps, on pourra laisser ainsi, ou rajouter en quantité variable du substrat maigre, avec ou sans couche de drainage en dessous. Dans la nature, les prairies maigres de fauche poussent dans des endroits drainants, l'eau n'a stagne pas ! Il est par conséquent utile et logique de faire de même, surtout si on vise un résultat à long terme. La couche drainante est composée de matériaux laissant passer l'eau, comme ce lit de tuiles cassées, on peut en trouver gratuitement, en demandant sur un chantier de toiture par exemple. Des cailloux de taille moyenne peuvent également faire l'affaire. Sur le long terme, toutes ces couches drainantes finissent tout de même par ne plus remplir parfaitement leur rôle, car les petites particules minérales descendent au fur et à mesure avec les pluies et bouchent les interstices. Un géotextile pourrait être la solution pour des petites surfaces, mais c'est du plastique, et on va éviter, n'est-ce pas ? Les meilleurs résultats ont été obtenus par un mélange gravats/tuiles cassées, on peut aller jusqu'à 30 cm d'épaisseur selon le sol de départ : si le sol est déjà sableux et drainant, l'épaisseur sera moindre, voir nulle. Ensuite, on rajoute le substrat proprement dit, dans lequel les plantes seront repiquées ou semées. Moins il y a d'humus, mieux c'est ! Même un substrat à 0% d'humus donnera des résultats extraordinaires ! Il faut au moins 5 à 10 cm, mais 20 cm c'est le mieux. Le sable pour béton est un excellent substrat. Important : tenir compte de la granulométrie ! Il est primordial que ce sable contienne ce que l'on nomme la granulométrie "zéro". Bien sûr, cela ne signifie pas que ces particules ont zéro mm de diamètre... elles existent, sont très très fines, et remplissent les espaces entre les grains de sable proprement dits. C'est là que les racines des plantes adaptées vont pouvoir pousser, sans cette "poudre", elles dessècheraient. Ainsi, un sable 0/15 convient très bien, les gros grains faisant 15 mm. NB : Pour ces raisons, les sables lavés ou "propres" ne conviennent pas du tout, on les a rincés et ils ont perdu leurs poussières minérales. Et maintenant, les plantes ! Si l'on dispose de plantes indigènes adaptées en godets, provenant de nos propres semis ou de jardineries spécialisées, il suffit de griffer un peu les racines avec une fourchette (cela évite le chignonnage des racines) et de les repiquer dans le substrat de surface. En général, la terre présente autour des jeunes racines est suffisante pour une belle croissance. C'est le plus simple, je trouve. Le semis direct est possible également. Il faudra alors s'occuper des jeunes plantules avec assiduité. Dans la nature, les graines se dispersent par millions, et seuls quelques-unes finiront par donner une plante adulte. Nous humains désirons une efficacité supérieure ! Un arrosage régulier est incontournable, surtout si le soleil est de la partie, le substrat pauvre en humus ne retient pas ou peu l'humidité en surface. Une fois les plantes bien installées, inutile d'arroser en été, elles se débrouilleront. Entretien Sur ce genre de substrat pauvre, pas de désherbage, ou si peu. L'entretien consistera à ne pas laisser l'espace s'"humuser", de couper/faucher au moins une fois par an et d'exporter la biomasse fauchée. Attention : certaines plantes sont lentes à pousser, et une fauche trop précoce dans l'année peut les faire disparaître, ils ne pourront pas se ressemer spontanément. Merci à Markus Gastl pour l'inspiration *Tous les jardins ne se prêtent pas à la réalisation d'une Zone Hotspot maigre. Cela peut être contreproductif. Toujours faire un inventaire floristique de l'existant et bien réfléchir. Les zones humides par exemple sont précieuses, il ne faut pas drainer.
- Création d'une petite zone sèche
Hortus Mandala est situé dans les Deux Sèvres, haut lieu de marécages. Le sol est argilo-calcaire et hydromorphe. Autant dire pas tout à fait favorable à la création d'une zone sèche. Quelques actions s'imposaient. Les publications FB, les fiches conseil et aussi de très beaux exemples de Zones sèches dans les Hortus du groupe sont déjà présents. Il a suffi de s'en inspirer et d'un peu d'huile de coude. Alors dans l'ordre, trouver une zone en hauteur sur le terrain (pas très facile dans un ancien champ à vaches). Délimiter la zone avec des pierres, enlever la croute de terre, creuser un peu le sol. Les pierres, nous les avons trouvées dans la commune voisine où le muret était détruit. Ensuite, en faisant appel à ses voisins, quand on est à la compagne, il est rare de ne pas trouver des gravas. Une tempête, des tuiles cassées et c'est parti. Les gravas sont ensuite complétés de sable de rivière sur environ 30 cm... peut être 20. Le travail est maintenant terminé. Reste à planter et/ou semer les variétés de fleurs qui apprécient cette aridité. Dans l'absolu, j'aurai dû finir la zone en octobre pour leur laisser le temps de s'implanter, mais ce sera mars. Un peu d'arrosage sera donc peut être nécessaire la première année.
- Quelques années plus tard, des nouvelles de l'Hortus Canis Amabilis
La zone tampon Elle est toujours large et sauvage, très largement constituée de mimosas. Chaque année Ursula imagine un changement dans l’organisation de cette haie et puis les boutons de fleurs arrivent, puis les fleurs, la prochaine année surement… On trouve aussi de nombreux cotonéasters et des petits tas de bois morts qu’affectionne la faune, notamment les oiseaux. Les pyramides s’enfoncent maintenant dans la zone tampon qui les recouvre au fur et à mesure. Parfois, elles s’écroulent dans le sandarium pour le plus grand plaisir du clan des lézards et des abeilles. La Zone Hotspot et le Potager La grande allée est devenue une réserve de rosettes en tout genre et de mousses. La diversité des plantes est en constante évolution. Le potager, après une période de stand by, sera repris en 2022, pommes de terre, poireaux et cucurbitacées devraient à nouveau s’y retrouver. L’Hortus Canis Amabilis porte toujours bien son nom, la chienne ferme noblement les yeux sur tous les visiteurs qui ne manquent pas de visiter ce petit paradis : la dizaine de poules du voisin qui viennent en excursion, le hérisson qui a maintenant clairement établi son domaine et qui ne laisse aucune chance aux escargots et enfin un petit oiseau handicapé qui vit chez Ursula depuis 2 ans et considère le lieu très à son goût. Retrouver la fiche de Hortus Canis Amabilis (Pays de la Loire) ici
- 3 ans après, Hortus la Marelle a changé !
Et 3 ans après… Marie Noëlle jardine toujours à la baramine dans ses carrières de calcaire blanc ! La zone Hotspot C’est presque un abus de langage à l’Hortus la Marelle car le jardin est une immense zone sèche. Le Labyrinthe, qui est la copie de celui de la cathédrale de Chartres, s’est densifié. La flore s’est largement enrichie notamment avec des orchidées endémiques. Le sol de l’Hortus a servi de matière première à la construction de murs de pierres qui abritent maintenant de multiples pensionnaires, de nombreux lézards y ont élu domicile. Le jardin se situe également dans un couloir porteur d’essaims d’abeilles, elles s’arrêtent sur une branche d’arbre pour se reposer et repartent ensuite. Marie Noëlle a aussi entrepris de démonter une ancienne soue à cochons. Les poutres de la structure ont été conservées pour servir de support à des plantes grimpantes et notamment au duo tomates vignes qui donne de très bonnes récoltes. Ces travaux ont été l’occasion de récupérer de la paille centenaire et des grains d’orge qui ont produit quelques épis. La zone de production Le paillage régulier au foin commence à donner de jolis résultats et les cultures d’été prennent place malgré ce sol caillouteux. L’arrosage par oyas permet de limiter l’évaporation des arrosages et luttent contre la sécheresse très importante de l’endroit en été. Les chevrons de la soue ont été récupérés pour former des carrés potager et gagner en hauteur de terres pour les cultures. Des fruitiers ont aussi été installés. Le système racinaire a mis 5 ans pour prendre place et les arbustes commencent à faire du bois. La zone tampon La plantation d’une haie d’arbustes locaux est toujours d’actualité mais l’aridité des étés et le sol ne laissent que peu de rescapés. Des viornes lantane ont su se faire une place. Chaque année, de nouveaux petits arbres sont plantés pour trouver ceux qui sauront survivre dans cet environnement. La zone humide La petite zone humide s’est agrandie avec des plantes de marécage. Des Reines des près sont venues s’implanter.
- Laisser les tiges sèches... un an, deux ans, trois ans !
"La défloraison est sacrée..., elle porte en elle une prochaine vie" - Peintresse Nanouk - La saison grise, brune, verte et blanche commence dans nos hortus, mais est-elle pour triste pour autant ? Le fil rouge de la dernière quinzaine a montré la diversité des tiges, inflorescences fanées et sèches, et - j'espère - leur beauté. Ces "quartiers d'hiver" sont précieux pour de nombreuses espèces d'insectes qui pourront y vivre et se développer en toute tranquillité. Les abeilles solitaires Ceratina vont hiberner dans les vieilles tiges à moelle (mûre, framboise, molène, cistes, cardères...), ces animaux seront parfois plusieurs à se blottir ensemble au creux de la galerie, en automne. Ils y resteront parfois jusqu'à 6 mois. Puis, une fois la bonne température atteinte, les femelles fécondées iront chercher de nouvelles tiges à moelle à creuser pour leur progéniture. Les Ceratina seraient incapables de creuser à partir de l'écorce, ils ont besoin d'un accès direct à la moelle (coupe). Pour les aider et les observer, c'est facile : au printemps, couper quelques tiges de ronces, et laisser les tiges enracinées - et la moelle accessible - sécher sur place. D'autres insectes pondent dans les fleurs fanées, comme les mouches à fruit - Tephritidae- elles constituent bien sûr un maillon essentiel de la chaine alimentaire. Certains insectes auront besoin de tiges présentes sur 3 ans ! La mégachile Hoplitis tridentata est exigeante, et c'est une des raisons de sa raréfaction : seules les tiges vieilles de deux ans seront acceptées pour nicher, et ensuite les larves mettront encore un an pour arriver à l'imago. En zone lisière, là où l'on ne piétinera pas, pas trop enherbée et comportant de nombreuses tiges sèches (une zone maigre est idéale), il est important de garder des espaces non fauchés pendant au moins 3 ans. Ensuite, on fauchera pour éviter que ces endroits ne se ferment. Et on laissera un autre espace tranquille. Un jardin propre est impropre à la vie - S. Heim Voir le post dans le groupe hortus : https://www.facebook.com/groups/188955998580548/posts/1102508257225313
- Hortus du Tilleul en Charente-Maritime
Un beau potentiel pour cet Hortus à Forges, dans la région de la Nouvelle-Aquitaine et qui porte le nom de l'arbre emblématique du lieu, planté pour les enfants de Corinne Cap. Hortus Coquelicot aurait aussi été un nom adapté, en même temps, le tilleul trône dans le jardin, comme vous pouvez voir sur la photo. Ce terrain est quasiment en friche depuis 1984. Du coup, il y a un beau roncier "perso" pour la cueillette des mûres, et bien sûr pour les animaux du lieux. Il y a pas mal de fruitiers, poiriers, pommiers, de vieux pêchers de vigne. Corinne a fait abattre cet hiver deux arbres qui n'avaient jamais donné de fruits : un cerisier et deux abricotiers. Les lauriers ont été taillés et le broyat utilisé sur place. On y observe de nombreux escargots et lézards, des chauve-souris dans le chai, des chouettes dans la grange et un hérisson. Corinne, qui est aussi trésorière de l'association "les Ailes de la Vie" compte bientôt installer une ruche et désire commencer une zone de production et aurait besoin d'aide (échange de services ou rémunération) Pour la joindre, merci de passer par la page "contact" du site hortus (enregistrer mon jardin). Association Les Ailes de la Vie
- Hortus Mandala dans les Deux-Sèvres
Delphine Depeigne est la conceptrice du Hortus Mandala à Aiffres (79) : "Mon cheminement vers une démarche Hortus a été long et part d’une allergie à un ensemble d’adjuvant pendant ma dernière grossesse qui m’a amenée à regarder le contenu des étiquettes des produits que j’achetais. J’ai ensuite décidé de cultiver mes propres légumes et d’orienter mes achats vers du bio local. Bien entendu, mon premier potager a été envahi de prédateurs et je n’ai pas pu me résoudre à utiliser des pesticides, je ne voulais pas ceux du secteur marchand, ce n’était pas pour y en mettre d’autres. Je n’ai donc pas mangé grand-chose ces premières années !! J’ai alors décidé de m’intéresser aux concepts de la permaculture et c’est dans ce cadre que j’ai découvert le réseau Hortus. En 2016, nous avons acheté une nouvelle maison qui est bâtie sur un terrain de 8 000m², une ancienne prairie à vaches, bien azotée, une terre bien argileuse et hydromorphe. C’est là que j’ai créé mon 1er potager en permaculture sur buttes rondes en créant un espace de production beau, productif et organisé. Le Mandala jardin. C’est un potager circulaire de 200m² qui se divise en 20 pétales abritant chacun des cultures différentes. J’ai choisi de faire moi-même mes semis (surtout ceux de printemps) pour les légumes et aussi pour les fleurs. L’année dernière, nous avons acquis une petite serre traditionnelle en verre, un petit havre de paix en hiver dès lors qu’un petit rayon de soleil sort le bout de son nez. J’ai beaucoup travaillé les associations fleurs légumes dans le but de réguler les prédateurs du potager notamment et dans un souci d’esthétique aussi. Je suis toujours à la recherche de nouvelles graines, de nouvelles plantes, c’est un grand plaisir que j’assouvis plutôt en hiver quand il fait froid et humide. Aucun pesticide n’entre dans ce jardin, il se régule maintenant plutôt bien après 2 années atroces d’invasion de limaces et de campagnols affamés. Il faut dire que l’arrivée d’un couple de chouettes Chevêches qui est venu nicher dans la grange a bien limité les populations. Autour du Mandala, nous avons choisi de ne tailler la prairie qu’une ou deux fois par an. Nous le faisons encore avec un tracteur mais avons fait l’acquisition d’une faux cette année. J’espère que Pascal deviendra un fan de la pratique !! Dans cette prairie, nous avons planté dès la première année beaucoup d’arbres fruitiers et d’arbres tout court, pour gagner en ombre. On trouve de nombreux noisetiers, des sureaux noirs immenses, des fusains, cornouillers, viornes, églantiers géants et beaucoup de pruniers sauvages. Les arbres fruitiers sont plantés les deux premières années avec des oyas qui permettent un bon enracinement et maintiennent une humidité satisfaisante en été. Le bord du jardin est entourée de ronciers et de fruitiers sauvages (pruniers, pommiers et cerisiers) qui régalent les insectes mais pas que, les jardiniers aussi avec les mûres, ils hébergent également toute une petite faune qui croît rapidement. Nous avons aussi des poules dans un enclos qui aident en automne et à la fin de l’hiver à la régulation des limaces. Sorties encadrées dans le temps comme dans l’espace, impossible de les laisser saccager la biodiversité du jardin. C’est à partir de 2019 que j’ai commencé à structurer l’espace différemment et à intégrer les concepts HORTUS à proprement parler. La zone Tampon a été relativement facile à créer à partir de la mini forêt déjà présente. Nous avons prévu l’automne prochain de créer une autre zone dans un esprit Forêt jardin, très dense et riche en fruits comestibles : Kakis, Kiwais, petits fruits rouges… La prairie abrite maintenant une grande diversité de fleurs sauvages très adaptées à notre sol argileux et gorgé d’eau en hiver. Naturellement sont venus s’implanter des salsifis et carottes sauvages, des compagnons blancs, des euphorbes, des orties, des mauves, des séneçons de Jacob, de très nombreux cardères, chicorées sauvages, chardons marie, myosotis et coquelicots. J’ai planté de l’hysope, des hémérocalles, intégré de l’ail des ours, de la consoude… Côté faune, nous avons constaté l’arrivée de très nombreuses espèces d’oiseaux, d’insectes. Pour notre plus grand plaisir, des hérissons sont venus hiverner dans la zone Tampon et y séjournent depuis quelques années. On rencontre aussi des couleuvres et des orvets. Je pense inscrire le jardin en refuge LPO cet automne 2021. La zone Hotspot est la plus compliquée à mettre en œuvre dans notre environnement, elle demande quelques aménagements. Nous avons donc décidé de commencer par créer des mini zones pour l’instant dans des vieux tonneaux semi enterrés en attendant de monter une grande zone sèche riche en fleurs, nous avons trouvé le matériau drainant et le voisin qui a refait son toit nous en est gré !! Nos 2 dernières conceptions sont de multiples pyramides de pierre et une mare. Elle a été mise en eau début 2021. Les végétaux se sont développés très rapidement et de nombreuses espèces aquatiques sont venues la peupler… j’avoue attendre avec impatience la 1ere grenouille. D’autres envies, oui !! des zones marécageuses, un sandarium et peut être encore plus de zones fleuries…"
- Hortus d'Ulis en Ile-de-France
L'Hortus d'Emilie Dussol est un joli jardin citadin d'environ 500 m2 et est situé proche de la forêt de Sénart, à Draveil (91). Il est tout récent, car acheté en novembre 2020. Le nom d'Ulis est un hommage à un fidèle compagnon qui aimait la nature et les aventures. Le jardin est en pleine évolution, et les trois zones sont en création. Beaucoup de projets sont actuellement en cours car c'est le début d'une nouvelle aventure en Essonne ! Partie cultivée proche de la maison : habitats divers pour la faune, cachettes à insectes ou autres. Observation au printemps : une multitude de cétoines dorées, papillons notamment vulcain, punaises de bois et des vertes aussi … Partie plus sauvage, l'herbe n'a pas été coupée depuis la fin de l’été dernier avec 1 tas de compost . Début de potager au printemps (étant dans une région où les matin sont encore un peu frais…) avec quelques semis de panais, boutures de laurier sauce. Semis en attente d’être replanté à l'abri au chaud ( courgette butternut et spaghetti, pois, basilic, tomates…) D'autres photos viendront prochainement, car l'Hortus a bien évolué.
- Hortus Amphipolis en Haute-Garonne
Le nom de Amphipolis vient d'une ville grecque antique réputée pour ses vignes et ses jardins potagers, c'est aussi le nom du village d'où vient Xéna, l'héroïne de ma série préférée. Comme je suis une grande passionnée de l'antiquité grecque j'ai de suite trouvé ce nom. Nous sommes situées à Paulhac, en périphérie, au milieu des champs, et nous sommes locataires avec un terrain de 500m2 que le propriétaire nous a autorisé à transformer comme on le désirait. Nous avons découvert les hortus il y a peu et avançons petit à petit. Malgré tout, nous avions déjà créé des zones de biodiversité un peu partout. Nous avons déjà planté une longue Zone Tampon entre notre terrain et le champ (qui est traité malheureusement) ainsi que côté route avec des essences locales (via l'association paysages d'autan). En tout il y a presque 150 arbres et arbustes (en comptant les baies). Celle qui longe la route comprend : 1 merisier, 2 cognassiers, 2 pruniers, 1 framboisier rampant, 1 vigne grimpante, 1 caraganier, 1 rose trémière, des fleurs en bulbes, de la consoude blanche. Nous y avons ajouté cette année pour la saison : tomates, haricots à rames, oignons (en bordure), pois chiches, patates douces. La haie nous séparant des champs comprend : églantiers, viornes, prunelliers, pommiers sauvages, poiriers sauvages, consoudes, bourraches, baies (cassis etc). Elle fait environ 30m de long. 4m sépare notre haie du champ, cette zone est gardée sauvage, nous n'y touchons pas depuis notre arrivée et on a vu les plantes changer cette année, bien qu'il y ait encore pas mal de chiendent. Le reste est un jardin forêt comestible. Une haie de bois mort est prévue pour séparer notre espace de celui du voisin qui est obsédé par la tonte. J'ai également récupérée une vieille baignoire qui va être transformée en mare pour créer une zone humide avec les plantes adéquates. J'ai bien envie de tester aussi le mini marécage. Ce qui est sûr c'est qu'en presque 3 ans nous sommes passées d'une friche pratiquement morte avec une terre lourde et en carences à une multitude de biodiversité où foisonnent de nombreux insectes (même des moro-sphinx, que l'on appelle les colibris) venant butiner dès les premières grosses chaleurs, des abeilles charpentières etc) que nous adorons observer lorsque nous faisons nos récoltes. Notre projet désormais est d'acheter notre terrain et de reproduire tout ce travail à plus grande échelle. Sarah, conceptrice du Hortus Amphipolis à Paulhac
- Hortus Chalet Darjiling en Haute-Savoie
Le nom de cet Hortus de 1600 m2 est un hommage à une région de l'Inde (le Darjeeling) qui a donné son nom à un thé de printemps des premières cueillettes. L'altitude est de 1065m, il est situé entre le massif du Mont-blanc et celui des Aiguilles rouges. La famille Dupont-Dusong a acheté ce terrain en 1995, le chalet accueille les voyageurs et les artistes, et on y propose des stages de gravure en taille-douce, linogravure et gravure sur bois. Le climat est montagnard, il y a beaucoup d'arbres sur le terrain, de la neige plusieurs mois par an, un ensoleillement de quelques heures en hiver puisque les montagnes sont très proches et très hautes. Au printemps et en été, le soleil est au rendez-vous, et l'eau ne vient jamais à manquer. Le torrent Aveyron coule à peu de distance. Peu à peu et avec détermination, la famille s'éloigne de la pelouse classique et, avec d'autres voisins, font de leur mieux pour faire accepter une zone de production, non autorisée dans leur quartier. Inscrits à l'association de Chamonix "Boutch à Boutch", ils s'initient à la permaculture, démarrent un projet de culture d'arbres fruitiers et construisent des buttes avec du bois en décomposition. La forêt n'étant pas loin, de nombreux animaux sauvages viennent dans le jardin et certains en profitent pour manger les cultures : chevreuils, cerfs, biches, renards, écureuils, petits rongeurs, taupes et de nombreux oiseaux. Les animaux préférés du Hortus sont les araignées et les abeilles sauvages, un nichoir pour eux sera installé sous peu. Même en ces lieux loin de la pollution des villes ou de l'agriculture intensive, les printemps sont sensiblement plus silencieux : moins d'oiseaux, disparition des pis épeiche, moins de renards et de mustélidés, et une baisse flagrante dans la population des grenouilles, abondantes auparavant. La chasse des chamois est malheureusement toujours d’actualité. La famille rêve du retour des chouettes... Famille Dupont-Dusong (Chantal, Emma, Léa, Anaïs, Jean-Luc et les chats Imi et Fusain, deux membres manquent à l’appel Sandrine et Sébastien, ils sont éloignés de Chamonix, et on déplore la disparition de notre petite chatte Faï-Meï). Gites de France : Chalet Darjiling Atelier de gravure : https://www.chamonix.com/infos-et-services/commerces/art-et-artisans/atelier-de-gravure-de-chamonix
- Hortus de Cernunos en Dordogne
Un dieu du renouveau et des cycles naturels "Cernunnos est un dieu gaulois de la nature , l'orthographe avec un seul N pour mon jardin est un choix car il en existe un autre, Cernunnos dans le nord de la France, et j'ai coutume de dire que il y déjà trop de"haine, N dans ce monde", explique Didier Lardant. Cet Hortus fait 6000 m2 dans sa totalité , il est entouré de marécages sur le bord d'une petite rivière. Dans cette surface, il y a un étang de 1000 m2 qui a permis à sa création d'assainir la surface le jouxtant . La famille est sur les lieux depuis 8 ans mais le jardin est plus récent, il a été entièrement créé par Didier Lardant. Nourrir les corps et les âmes L'objectif de ce jardin est de nourrir la famille, les hôtes vacanciers des chambres d' hôtes par des fruits et des légumes produits sur place, sans oublier les plantes à tisanes et le plaisir des sens et de l'esprit. Ce qui coule de source est de favoriser la diversité des plantes, des insectes, oiseaux et autres. Avec les clients passionnés, Didier communique beaucoup sur ses méthodes, et on y parle permaculture, agrobiologie... qui sont des approches respectueuses et sans danger pour la vie. La Zone Hotspot est en réflexion, il faudra tenir compte de l'orientation et de la présence toute proche de la forêt. La page facebook de l'hortus de Cernunos : https://www.facebook.com/Le-jardin-de-cernunos-102467558636916











