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  • Hortus Asile du Tombadou, bienvenue dans le réseau !

    Sebastien a acheté ce terrain de 2000 m2 dans la vallee de la Durance (Vaucluse) en 2017 à un monsieur âgé qui y faisait son potager et qui avait planté une douzaine de fruitiers, et aussi noyers, peupliers etc. Le sol y était systématiquement retourné, enrichi en fumier, on y employait sans doute des produits phytosanitaires... Un asile dans les deux sens du terme Ce lieu atypique de la Provence a déjà porté plusieurs noms, et "Asile du Tombadou" correspond bien à l'idée du lieu et est venu très spontanément : un endroit où le vivant vient se réfugier. En tant que gardien des lieux, Sebastien est perçu comme un peu "fou", donc le terme d'asile est doublement adapté. Il ne taille pas ses arbres, travaille à la main, ne débroussaille pas et détonne par rapport au Tombadou (nom du quartier) où les jardins sont dressés, utilisés comme pâturage à l'élevage intensif local ou en monoculture. Lieu d'accueil minimaliste Pendant les deux premières années, Sebastien s'est concentré sur les infrastructures pour humains car c'est un lieu d'accueil minimaliste avec de petites structures sans électroménager, eau pompée manuellement dans la nappe toute proche, toilettes sèches, installation solaire, etc. A part le semis de diverses graines à la volée et de quelques boutures, il a laissé se reposer ce jardin balayé par les vents venant de toutes les directions, aux températures hivernales basses et fortes humidités. Vivre autrement la relation à la nature Ce n'est qu'en 2020 qu'il commence les travaux : une mare creusée à la main en chantier actuellement, sans bâche si possible, une petite serre, des tas de branches de ci, de là, des billots de peuplier... Seules les parties cultivées de la Zone de Production sont fauchées. Vivant en Provence, une région où l'on recherche plus volontiers l'ombre bienfaisante, la fraîcheur que le soleil, la Zone Hotspot était difficile à imaginer. Grâce au réseau hortus, cela fait sens et Sebastien commence à collecter les matériaux pour proposer des habitats-refuges dans son jardin. Le propriétaire des lieux ne cherche pas à tout prix d'identifier les espèces animales ou végétales présentes et se fie à son instinct d'observation. Certaines espèces sont très visibles et connues : plusieurs espèces de carabes, charançons, punaises, fourmis (dont les charpentières), guêpes (peu cette année, constate Sebastien, inquiet), frelons, abeilles, scolopendres, mouches et moustiques. Les gastéropodes sont aussi au rendez-vous ainsi que des lézards verts, gris, orvets et couleuvre. Des araignées bien sûr comme l'argiope frelon, mygales de Provence, des salticidae, des pholques, des tégénaires...Sans oublier les oiseaux de passage et quelques mammifères comme la belette, l'écureuil rous, souris, musaraignes, renards... En ce qui concerne les plantes et la Zone Tampon, Sebastien mentionne les vigoureux griottiers et prunus sauvages, chênes et cornouillers sanguins, la vigne sauvage, la clématite vitalba, la canne de Provence et des ronciers. Dans la zone sauvage poussent le lierre terrestre, des cirses, plein de poacées, du trèfle, des vesces, des crépis, du pissenlit, des plantains, des chicorées sauvages, de la prêle... la liste est longue et serait fastidieuse !

  • Une redoutable chasseresse, madame frelon !

    Même si les frelons sont d’excellents chasseurs et fondent sur leurs proies à la vitesse de l’éclair, la majorité des tentatives se soldent par un échec. Tant pis, on recommence inlassablement, il en va de la survie des larves. Quand la chasseresse a finalement réussi son coup, elle tue rapidement sa prise en la mordant de ses puissantes mandibules. Le dard et son venin n’est utilisé que quand une victime potentiellement dangereuse se défend trop vigoureusement telle une abeille, araignée ou autre insecte de la famille des guêpes. Le coup est réussi ? Alors, soit le butin peut être directement transporté au nid, soit il sera dépecé et mâchouillé sur place. Pour ce faire, le frelon s’installe en général la tête en bas sur une feuille, comme sur la photo, où la victime est une chenille du sphinx de l’euphorbe. Les parties nutritives intéressantes - en général le thorax - sont minutieusement broyées et stockées dans le jabot, quant aux ailes et aux pattes, elles sont détachées et abandonnées, tout comme nous dédaignons les arrêtes des poissons. Arrivée au nid, la chasseresse victorieuse va régurgiter la purée protéinée non sans l’avoir une fois de plus consciencieusement mâchonnée , et la distribuer soit directement aux larves gloutonnes, soit aux ouvrières dévouées à cette tâche nourricière. Et elle repart chasser. La nourriture principale des frelons (90% selon certaines sources) sont les diptères (famille des mouches).

  • La reine frelon : presque toute la vie dans la pénombre

    Au printemps, la jeune reine va toute seule commencer la construction du nid. Elle façonne les premières cellules, pond puis nourrit le couvain, jusqu'à ce que les ouvrières éclosent. A partir de ce moment, elle n'ira plus chercher la nourriture, et ne quittera plus cet endroit. Dans ce château sombre en papier mâché, la reine frelon pond inlassablement et va donner naissance à un peuple de soeurs : les ouvrières. En moyenne, un millier de frelons naîtront en un an, mais chacune d'entre elle ne vit au maximum qu’un mois... Toutes ces femelles besogneuses vont participer activement à la création d’un royaume, à nourrir le couvain et à défendre ce fragile palace. Ce n’est qu’en fin d’été, alors que la colonie atteint son maximum démographique (on parle de 600 à 800 insectes quand même) et qu’il serait franchement suicidaire de vouloir attaquer ce fief, que les jeunes reines et les mâles éclosent. Après l'accouplement, les mâles ne survivent pas longtemps. Il ne restera alors que des jeunes reines qui iront chercher un coin pour passer l'hiver.

  • Au coeur de l'été, voici la saison des frelons !

    Si terrible, vraiment ? Le frelon, dit-on, attaque volontiers et serait extrêmement dangereux : “sept piqûres de frelon tuent un cheval, trois piqûres tuent un adulte et deux un enfant.” Mais cela est faux, sauf pour les personnes allergiques bien sûr, mais à ce moment-là, la guêpe ou l’abeille mellifera est tout aussi redoutable. En réalité, ces animaux sont plutôt paisibles et mènent une vie qui recèle encore quantité de mystères. Il est d’ailleurs protégé en Allemagne où il arbore le titre glorieux de “gendarme de l’environnement”. Quelques précautions tout de même Que faire pour éviter qu’ils ne se sentent menacés et attaquent ? Respecter leur trajet d’envol et d'atterrissage On parle de 4m de distance de sécurité du trou d’envol, beaucoup ont constaté que 2m sont suffisants, tout dépend de l'agitation autour. Les frelons nous reconnaissent ! A proximité du nid, avoir un déplacement doux et paisibles Ne pas leur souffler dessus Repérer les nids avant de tondre ou débroussailler. Ils détestent… Une évidence, et pourtant… : ne pas exciter le nid “pour voir” Un frelon entre dans ma maison, que faire ? Comme beaucoup d’autres insectes, les frelons sont attirés par la lumière de nos maisons. De plus, elles chassent aussi à la nuit tombée. Si un frelon est entré, rester calme, éteindre les lumières, ouvrir les fenêtres, éventuellement allumer une lumière sur le balcon ou terrasse, l’animal sortira rapidement sans paniquer.

  • Hortus Arche de Noa en Suisse, bienvenue !

    Arche de Noa est un clin d’oeil à l’arche Noé bien sûr. Le dernier fils de Stéphane, Noa, est très intéressé par les insectes et passe de longues minutes à les observer au moyen de sa loupe, il ne craint ni les abeilles, ni les bourdons et adore les faire monter sur lui, il joue les sauveteurs régulièrement dans la cours de récré. L’idée est de permettre à ses enfants d’avoir une petite idée de ce qu'il pouvait observer lui-même très facilement à leur âge avant la perte de diversité évidente aujourd’hui chez les insectes notamment. Stephane constate qu'il était bien plus cruel à leur âge, mais contrairement à eux il baignait littéralement dans la nature... Hortus Arche de Noa est situé en Suisse, dans le canton de Vaud, à une altitude de 700m, et a une superficie de 1000 m2. Depuis 11 ans, la famille vit sur ce terrain dont la moitié est en pente forte, et les frênes, érables auto-installés et cotonéasters maintiennent le sol. Bien que dans un quartier résidentiel, la nature y a toujours été sauvage (laisser-aller dans l’entretien pendant 10 à 20 ans tout sauf coupable) et on la laisse faire : forêt mixte à 100m, herbes folles en profusion que personne n'a jamais cherché à anéantir etc., petit ruisseau à 20m. Sensibilisé depuis toujours à l’environnement et biologiste de formation (mais pas dans l’environnement), Stéphane n’a jamais été un adepte de la tondeuse, entretenant ainsi une diversité déjà bien présente :n taille manuelle et différée, débroussailleuse revendue, pas de chimie, compostage et paillage et juste un apport annuel de fumier selon les cultures en rotation. Découverte du Réseau Hortus, lectures et confinement... La transformation du jardin s’est faite assez spontanément, mais c’est à l’occasion de ce printemps 2020 que Stéphane a eu la volonté et le temps d’opérer quelques transformations profondes après des lectures, s’additionnant à mes propres connaissances et la découverte du réseau Hortus. Autrement dit les « préceptes » des Hortus sont encore peu marqués aujourd'hui même si l’arrêt total de la tonte du gazon (enfin de notre pré à vaches) avait déjà amorcé une explosion de biodiversité immédiatement observable au niveau des insectes en particulier. Un début de relevé de biodiversité floristique et faunique Un relevé de diversité végétale a été effectué : sur 3 m2 de prairie spontanée, on a trouvé plus de 15 espèces, parmi elles achillée, pissenlit, chardon, vulnéraire, mélisse, lierre, crocus, primevère, gaillet blanc, scabieuse, millepertuis, égopode, des astéracées en masse, saxifrage, plusieurs espèces de ronces, trèfles, graminées etc. Niveau faune : nombreux insectes observés (15 à 20 espèces d’abeilles sauvages clairement identifiées cette année  -osmies, andrènes, mégachiles, halictes, collètes, cératines, anthidies, xylocopes, hyaleus, chélostomes et 3 à 4 espèces de bourdons -  (3 nids de bourdons terrestres cette année sur la parcelle dont un particulièrement actif). Les abeilles, le dada de Stéphane Les abeilles c’est un peu le dada de Stéphane qui vient de terminer une formation d’apiculture. Il s'intéresse aussi aux nombreux autres hyménoptères, et ne compte plus les syrphes et autres mouches à fruits de taille parfois impressionnante,les nombreux coléoptères, différentes espèces de punaises, perce-oreilles, grillons, sauterelles et criquets, au moins 4 espèces distinctes d'insectes xylophages dans l’hôtel à insecte installé il y’a 1 an, les oiseaux, les 3 espèces de libellules, lézards, crapauds, hérissons, en goguette : renards et une salamandre observée il y’a 5 ans. Les aménagements de type Hortus En Zone Tampon : De vieux troènes, apparemment très juteux, ont été plantés en 1er rideau de haie, d’autres essences se sont spontanément installées en 50 ans et cette année en 2ème rideau, une haie mixte d'amélanchiers, sureaux, arionia, viornes, saule, cornouiller, noisetiers, prunelliers en double haie a été installée avec 2 zones de haies de bois morts (déchets de tailles, ronces, fresnes). La moitié de la haie est une zone tampon encore en croissance. En Zone Hotspot et en diverses zones mellifères et/ou nectarifères : installation d'un secteur avec une douzaine d'aromatiques (spirale en projet avec mur plein sud pour garder la chaleur) et constitué 3 zones aux fleurs diversifiées choisies pour l’apport en pollen réparti sur la saison et essentiellement locales, dont une de 20 m2 créée au printemps en respectant scrupuleusement le principe du hotspot. En projet pour l'an prochain : 2 autres de taille similaire avec des expositions différentes. En Zone de production : environ 35-40 m2 répartie en 3 secteurs (tomates, fraisiers, légumes) qui sont volontiers partagés avec les limaces et un petit verger avec cerisiers, pommiers, pruniers et divers arbustes à baies. Les habitats Petits biotopes créés grâce au confinement :) zone sablonneuse pour les hymenoptères (env. 6 m2 en 3 tiers avec des mélanges variés, avec ou sans limon, avec ou sans gravier, terre, sable...), installée trop tard après le vol des andrènes, elle ne connaît pas encore le succès espéré (3 individus de type mégachiles s’y sont implantés mais elles étaient enquiquinées par les fourmis, et les premiers pluies orageuses ont manifestement détruit les nids), fosse à insectes xylophages (bois d’essence variées, écorces, pommes de pins), haies de bois morts (mélange de petit et de gros bois, incluant des racines), bien sûr plusieurs nichoirs à insectes répartis sur la parcelle, cairn(s) en construction assez modeste encore (que c’est lourd une pierre !). Changements radicaux Cette année, avec l’arrêt total de la tonte et la mise en place de quelques zones spécifiques, Stéphane a observé des changements radicaux qu'il impute surtout à la croissance non régulée des plantes, vu les observations dans les hautes herbes. Cette année, pas de tonte/fauchage prévu avant l’automne car, on cherche à observer les zones riches en diversité végétale de façon à sanctuariser définitivement certaines d’entre elles - à l’avenir tonte sur seulement la moitié de la surface herbeuse, 1 à 2 fauchages suffiront.

  • Hortus Dhamma, un hortus en devenir au pied du Vercors

    Hortus Dhamma de Loreleï David se trouve dans la Drôme, au pied du Vercors. Le terrain de 7000 m2 et sa maison ont été achetés en 2018, et les deux premières années ont été consacrées aux travaux de la maison, en grande partie en auto-construction. Impermanence Dhamma ? Le nom de cet Hortus fait référence à la pratique de la méditation Vipassana. En observant son hortus, on prend conscience de l'impermanence de la nature, de son changement incessant et de son caractère incontrôlable malgré tous les efforts humains que nous pouvons déployer pour essayer de la "maîtriser". Le jardin était déjà composé d'une Zone Tampon conséquente que Loreleï appelle la "forêt vierge". C'est une large bande de 7m d'arbustes divers et pré-forêt qui sépare le terrain du champ voisin, et on n'y touche pas. Il y a également un petit bois de pins assez clairsemé de 2000 m2 très entretenu à l'origine - à présent, des espèces locales ont suffisamment de lumière pour pousser, on y trouve des frênes, des chênes, des hêtres... La famille a pour projet de laisser la flore naturelle reprendre ses droits et d'y aménager de petits sentiers, une aire de jeux pour les enfants au frais et/ou un espace méditation et ressourcement. Les fleurs arrivent petit à petit Le reste du terrain était auparavant très entretenu (environ 4000 m2), en gazon anglais coupé très régulièrement au tracteur tondeuse. A présent, l'herbe peut pousser, le terrain est fauché à la faux une à 2 fois par an et le produit de la fauche est exporté pour enrichir la terre dans la zone de production. La première année, les moutons du berger voisin sont venu paître, les travaux prenant une bonne partie de l'énergie ! Auparavant, on ne voyait aucune fleur, et petit à petit, elles arrivent: bugrane, millepertuis, melilot, chardon, renoncule, puis centaurée, azurite, cupidone et beaucoup d'espèces differentes d'orchidées sauvages... Une bande de fruitiers longe la zone tampon côté ouest. De grosses zones de prairie seront fauchées de manière décalée et la zone de production sera élargie petit à petit, elle est cultivée à la manière d'un jardin-forêt. Cela afin de créer plusieurs biotopes et zones d'ombre car cette grande prairie est à la merci du vent et des fortes chaleurs estivales. En ce qui concerne les habitats, il y a déjà quelques tas de pierre de ci de là et le projet de faire quelques pyramides... Également, des tas de bois faits l'an dernier abritent plusieurs lézards... Pour remplacer la fosse septique obsolète, la famille a fait mettre une phyto-épuration et une citerne de récupération d'eau de pluie qui sera recouverte de végétation... Cet hortus est en devenir, et il avait déjà une bonne base avec sa zone tampon !

  • Hortus Auprès de mon Arbre en Alsace

    Depuis 2015, année d'achat de cette maison avec son terrain, Emeline Ball, paysagiste écologique dans le Bas-Rhin*, s'attache à en transformer le jardin pour tenter d'en faire un petit havre de biodiversité. De taille modeste ( 4,5 ares environ) mais surtout avec un relief délicat dû à un dénivelé conséquent, elle a pu y installer des terrasses maintenues par des murets en pierres sèches, une haie sauvage faisant le lien avec le bois adjacent. Une mare et son ballet de libellules et autres insectes offre un spectacle apaisant au pied de la terrasse. Espèces sauvages et horticoles Se mélangent dans ce jardin des espèces sauvages et horticoles, spontanées ou plantées, sélectionnées essentiellement pour leur caractère mellifère. Une zone de prairie fleurie Nungesser*, composée d'espèces locales et enrichie de quelques graines glanées au bord des chemins, jouxte des massifs de vivaces. Zone de production et habitats pour animaux libres Manque de place, sol argileux et canicules obligent, le potager est cultivé en lasagnes et butte de bois sous les arbres fruitiers. Un coin petits fruits mixant arbustes plantés et spontanés (églantine et mirabellier s'y sont invités) complète cet espace vivrier. Des tas de bois, hôtels pour osmies, mangeoires pour oiseaux complètent le tout. Xylocopes, geais des chênes, mantes religieuses, pinsons, orvets et autres espèces ont en tous cas l'air de trouver le lieu assez sympathique. Et depuis peu, un hérisson dodu y fait même sa ronde nocturne ! Ce jardin, auparavant tristounet, est encore jeune. Il lui faudra du temps pour prendre ses marques et de l'ampleur , mais quel régal de voir la vie l'envahir en déjà si peu de temps... le site du semencier Nungesser : https://nungesser-semences.fr/ le site de la paysagiste écologique Emeline Ball : https://www.aupresdemonarbre.alsace/ page facebook : https://www.facebook.com/aupresdemonarbreconseil/

  • Hortus Walou en Alsace, bienvenue !

    Il y a un an et demi, lorsque Valérie et Claudio sont arrivés sur le terrain de 16 ares (dont 1 are d'étang), tout était tondu à ras, peu de vie, pas de potager et quelques arbres pas très en forme, un noyer, un mirabellier et deux pruniers. L'hortus porte le surnom de Valérie, Walou. Depuis, que de changements ! Un potager en 4 zones a été créé sur les côtés de la maison, plusieurs espaces ne sont pas tondus, des habitats (tas de branchages) font le bonheur des animaux. Ce jardin qui est aussi refuge LPO est situé en Alsace, sur la commune de Burnhaupt-le-Haut. Un petit paradis pour la biodiversité Valérie et Claudio plantent arbres et arbustes, prioritairement des essences locales, mais pas que : Sureau noir, Epine vinette, Alisier blanc, Sorbier des oiseleurs, Eglantiers, Néflier, Abricotier, Cotoneaster, Goumi du Japon, Amélanchier… Leur but ? En faire un petit paradis pour la biodiversité ! On y trouve aussi une zone ou il y a des baies, un poulailler (sans poules pour le moment mais prévue), un coin compost. Les résultats sont là ! Au bout d'un an et demi, le changement est en marche : apparitions d'espèces d’oiseaux (Héron cendré, Grimpereau des jardins, Hibou moyen-duc, Sitelle torche-pot, Mésanges bleues et charbonnières, Pies, Corneilles, Rouges-gorge, Rouges-queues, Tourterelles turques, Linottes mélodieuses, Pinson des arbres etc. Et bien sûr moult insectes variés (différentes Libellules, Abeilles, Guêpes, Sauterelles...), Orvets, Grenouilles vertes, des Carpes (elles y étaient déjà), Pipis-trelles, Hérissons, Musaraignes, Campagnols (Grrr…moins drôle)... Plusieurs nichoirs et gites ont été installés, et ce n'est pas fini. ... Et les 3 arbres fruitiers vont déjà beaucoup mieux !!

  • Hortus Mandarava, bienvenue dans le réseau !

    Biodiversité et spiritualité Hortus Mandarava - en hommage à une fleur importante et spirituelle du bouddhisme - est situé en Bourgogne, près de Dijon. La belle fleur et sa symbolique spirituelle correspond tout à fait à Jessie Fourche, au même titre que la biodiversité. Depuis 5 ans, la famille habite en ce lieu. Ce sont de grands observateurs de la nature, et leur intérêt pour des jardins écologique en est à ses débuts. La Zone de Production nourrit de ses bons légumes, il y a quelques arbres fruitiers, une Zone Tampon composé d'arbustes et de petits fruitiers entoure le jardin. Des plantes comme la lavande, le romarin attirent les papillons et on a pu y observer les moro-sphinx, paons-du-jour, machaons, vulcains et petites tortues... Jessie a depuis un an aménagé un grand hôtel à insectes peuplé au printemps par des abeilles solitaires, des petits coins avec des tas de branchages qui font la joie des hérissons, une pyramide faite avec les pierres chapardées dans les champs environnants et a agrandi la zone de production. On ne tond plus comme des sauvages ! Ce qui a vraiment changé, c'est d'avoir cessé de tondre comme des sauvages et c'est un vrai bonheur - y compris pour les limaces ... passons... les fleurs des champs se sont mises à pousser sans rien faire et nous avons vu arriver, en une seule saison, des insectes rampants et volants qu'on ne voyait pas avant, en particulier de toutes petites abeilles solitaires, comme les abeilles coucou et aussi des chardonnerets élégants qui s'accrochent aux tiges des herbes hautes et mangent les graines d'herbe. Nous aménageons aussi quelques petits points d'eau parce que nous en manquons naturellement sur ce terrain, situé dans un quartier résidentiel. Les projets à venir sont l'implantation de Zones Hotspot qui sont manquantes pour l'instant, de nouvelles pyramides, bois morts, un grand hôtel à insectes et un point d'eau.

  • Bienvenue au Hortus des Picadis !

    Situé en région Nouvelle-Aquitaine, dans le département de la Dordogne, l’Hortus des Picadis de Lucie Da Cruz prend place sur les hauteurs calcaires du Haut-Périgord noir. Par ailleurs, « Picadis» désigne, en patois local, les terres karstiques du territoire périgourdin. Le projet s’installe sur une petite parcelle de 250m² acquise en 2019. Les efforts se sont d’abord portés sur la création d’une zone de production selon les principes de la permaculture et conçu dans l’optique d’une autonomie alimentaire. Elle est constituée de 9 bandes de cultures à vocation potagères ainsi que d’une haie nourricière. Les parcelles et autres bordures sont constituées de matériaux de récupération (bois, tuiles, pierres calcaires) rapidement investis par la petite faune locale : rapiettes (lézard des murailles), campagnols, abeilles sauvages, coléoptères… Création d'un jardin médicinal Un autre projet nous tenait énormément à cœur : la création d’un jardin médicinal. Il prend place à l’avant de la maison, dans des bordures de pierres sèches préexistantes et concentre des espèces officinales telles que Sauge, Romarin, Serpolet, Sarriette, Valériane, Aneth, Menthe, Reine des prés, Monarde, Hysope, Basilic, Fraisier, Consoude, Alchémille, Camomille, Lavande, Mélisse, Verveine Citronnée, Primevère, Pulmonaire, Thym, Mauve, Souci, Origan, Eupatoire, Bleuet, Persil, Ciboulette, Coriandre, Crocus à safran, Campanule et Géranium. Il est possible que d’autres variétés viennent s’ajouter à cette longue liste. En attendant, on se réjouit de voir cet espace envahit par les insectes pollinisateurs. Récemment, c’est l’abeille charpentière qui a nouvellement investi les lieux et hypnotise de ses ailes aux reflets bleutés. L’endroit est également réoccupé par des espèces végétales locales, caractéristiques des sols calcaires, tels que l’Orchidée abeille et l’Ophrys pyramidal. Chaque jour révèle son lot de surprises. Cet observatoire de la nature d'échelle réduite est encore tout jeune mais porte déjà de grands résultats, Lucie a hâte de le voir évoluer vers davantage de biodiversité. En outre, ce jardin est inscrit aux réseaux des Refuges LPO et des Oasis Nature.

  • Hortus Eringlud en Lorraine, bienvenue !

    Cet Hortus dans le département de la Moselle a une superficie de 1400 m2 et a été baptisé Eringuld en hommage aux enfants de Gilles Dresch - ce sont les premières lettres de leurs prénoms. Il est situé à une altitude d'environ 260 mètres, sur le coteau Ouest de la Sarre, le terrain est argilo-calcaire, c'était une ancienne pâture à bovins en limite de village. Dans les années 90, il y avait encore une belle haie champêtre qui rejoignait la forêt proche et permettait à la faune de circuler. Depuis, un lotissement a malheureusement interrompu ce corridor écologique. Depuis plus de 20 ans, Gilles a rejoint le réseau des refuges LPO et a banni toute utilisation de pesticides dans son jardin. La zone tampon - partagé par la commune sur un des côtés - est constituée d'essences locales ou non, certaines fruitières, on y trouve pour le plus grand bonheur des animaux et des humains des poiriers, sureaux, noyers, noisetiers, aubépines, prunelliers, et aussi viornes, fusains, rosiers rugueux, épicéas, charme, prunellier, fusain, viorne, cornouiller, érable champêtre, saules... ! Quelle diversité ! La zone hotspot est en deux parties, une partie qui était l'ancienne pelouse et qui, depuis 10 ans, est une prairie naturelle avec des scabieuses, des centaurées et des marguerites. Peu de nouvelles espèces arrivent cependant spontanément, le lotissement faisant barrage. Une zone sèche a été crée, biotope parfait pour les plantes adaptées comme la vigne, le romarin, le thym, la sarriette, l'origan ou la marjolaine. La zone de production est en culture sans pesticides depuis 20 ans, avec une zone de détente et d'un poulailler. Gilles a également creusé une mare et installé une ruche. L'Hortus Eringlud est un refuge pour toute la petite faune ainsi que pour la biodiversité floristique. De nombreux insectes observés, des oiseaux (mésanges bleues et charbonnières, moineaux domestiques, pinsons des arbres et les fauvettes à tête noire qui viennent nicher chaque année), des tritons alpestres dans la mare, les lézards des murailles ainsi que des chauves-souris, pipistrelles et grands Murins.

  • Bienvenue au Hortus des Sauvageonnes !

    Brigitte a bien hésité avant de trouver le nom de son hortus ! Et comme le jardin est un peu à son image, un brin de folie, un tantinet tordu, qui évite les lignes droites et les herbes trop tondues, le nom est venu tout seul : Aire de jeu pour sauvageonnes. Car des sauvageonnes, on peut en trouver un peu partout dans ce jardin situé dans le Parc Naturel du Pilat, dans la région Auvergne-Rhône-Alpes. Un hortus plutôt sec C'est un hortus en pente douce, plein sud, plutôt sec. De grands chênes et vieux cerisiers constituent l'habitat des geais, pigeons, pies et multiples petits oiseaux. Au pied de la maison, Brigitte Jeandet a conçu une zone de production, un potager en mandala enrichi avec la biomasse du terrain, c'est aussi le départ du poulailler qui descend jusqu'en bas du terrain pour le plus grand plaisir des gallinacés ! Découverte de la permaculture et de l'agroforesterie Il y a 18 ans, lors de l'achat du terrain, il y avait déjà de gros cerisiers, et en pourtour au sud et à l'ouest, de grands chênes et des frênes, et pour compléter cette zone tampon qui jouxte un champ, une haie d'arbustes à fleurs et à fruits a été installée, et elle pousse doucement, elle prend son temps ! Il faut dire que ce terrain orienté au Sud n'a que peu d'épaisseur de terre, la roche affleure, il ne pleut que rarement, et que le vent assèche énormément. Il y a eu quelques moments de découragement pendant ces années car certains projets ne se mettaient pas en place comme espérés, notamment au potager. Brigitte a donc commencé à se documenter et se former toute seule en lisant des revues comme les 4 Saisons (Terre Vivante), en prenant des informations sur le net sur l'agroforesterie et la permaculture. Elle a découvert et mis en pratique le paillage et l'utilisation du BRF (Bois Raméal Fragmenté). Aussi, il y a la présence massive de plantain - quelques pieds sont utiles contre les piqûres d'insectes, bien sûr, mais un champ entier ? - et d'Erodium à bec de grue, que Brigitte tente de circonscrire pour installer d'autres plantes. Beaucoup de sauvageonnes prennent leurs aises comme les genêts à balai à travers lesquels les poules se frayent un chemin, les achillées et origans par milliers qui font couvre-sol dans le potager-mandala, les boutons d'or, sauges sauvages, coquelicots, bleuets, le lierre au pied des chênes, la vigne sauvage qui escalade un frêne qui en devient un arbre à raisin ! Pour la récolte, il faut sort l'échelle ... Massifs, bassins, murs de pierres... Seuls sont tondus des chemins de circulation, il y a de nombreux massif, mais ils ont fait ce qu'ils ont voulu et Brigitte laisse s'installer le serpolet, les stellaire, les graminées qui font de jolis couvre sol... Il y a des bassins d'assainissement (phyto-épuration) pour le traitement des eaux usées pour la maison, on a créé un bassin avec les eaux de pluies du hangar en bas du terrain, il a de suite été colonisé par les grenouilles, les tritons, les demoiselles et libellules... Il y a des murs de pierres qui accueillent lézards des murailles et lézards verts. A la nuit tombée, avec un peu de chance, on croise des hérissons. On peut dire que le jardin est une véritable aire de jeux pour les papillons et petites bêtes volantes en tout genre. Le soir les chauves souris voltigent autour de la maison et le vol lourd, bruyant et maladroit des lucanes interrompt parfois les rêveries des habitants de ce beau lieu. De multiples espaces à découvrir ! De nombreux espaces à découvrir , petit verger, espace sauvage, jardin d'assainissement, bassin au naturel, jardin d'agrément et jeu, petites ruches, et même une énorme fourmilière ! Ici c'est une aire de jeu pour les coccinelles, petites bêtes, grenouilles, libellules, hérissons et bien d'autres ... Et une cour de récréation pour Brigitte, pour exprimer sa créativité. Ainsi, de nombreux épouvantails en matériaux recyclés portent chacun un message pour un jardin au naturel. "Montre moi ton jardin, je te dirais ce que tu as dans la tête !"

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